Petite histoire du château des Ormes

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Le château - ©Papy titeuf 10 / CC-BY-SA Le château - ©Papy titeuf 10 / CC-BY-SA
Château des Ormes Château

Depuis la départementale entre Tours et Châtellerault, on aperçoit fugacement la belle façade toute blanche des Ormes. Vite, vite ! Venez, le château est ouvert à la visite ! Un bel exemple de style classique, pas vrai ? Oui, mais ses origines remontent à plus loin que le XVIIIe siècle... Déjà, au XVe siècle, la maison-forte primitive laisse la place à un plus gros château, avec la famille de Marans. Passé ensuite aux d'Elberre et aux Galard de Béarn, le château est remanié par les Pussort en 1642 : de cette campagne date le corps de logis qu'on peut toujours voir sur la droite et qui abrite les cuisines !

En 1729, la terre est acquise par Marc-Pierre de Voyer d'Argenson, futur ministre de Louis XV : ministre préféré, même ! Ce qui ne l'empêchera pas de tomber dans la disgrâce, pour s'être opposé à la favorite du roi, madame de Pompadour... le monsieur s'installe donc aux Ormes avec sa maîtresse... et laisse sa femme à Paris avec son amant ! Il fera encore quelques travaux avant d'être autorisé à rentrer à Paris... l'année de sa mort, en 1764.

Mais le style néoclassique bat son plein ! Le fils d'Argenson fait entièrement reprendre le château par l'architecte Charles de Wailly, un monsieur à qui l'on doit notamment le théâtre de l'Odéon à Paris. Le château se composera alors de 7 bâtiments collés les uns aux autres autour d'une vaste cour d'honneur. D'Argenson fait aussi ajouter une colonne sur la cour avec un petit escalier à l'intérieur. Une très, très grande colonne ! Le fils de Marc-Pierre avait fait un pari : son ami le duc de Choiseul venait de faire construire sa haute pagode à Chanteloup (37). Un peu jaloux, il allait lui montrer que lui aussi pouvait faire la même chose !

Mais voilà... Vendu à la Révolution, le château retrouve la famille d'Argenson qui le rachète en 1800. 23 ans plus tard, un de ses membres fait démolir le corps de logis central et la fameuse colonne. Dommage ! L'architecte Coulomb se charge au XXe siècle de la reconstruction du corps de logis central avec ses combles à la Mansart et son fronton triangulaire sculpté, qui relie les deux pavillons du XVIIIe siècle. Et aujourd'hui, vous savez quoi ? Ses magnifiques intérieurs du XVIIIe siècle se visitent !


Et encore !