Les Termes à Aguilar : redoutables de père en fils !

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Le château - ©Bertrand benazeth / CC-BY-SA Le château - ©Bertrand benazeth / CC-BY-SA
Château d'Aguilar Château Château cathare

La rage d'Olivier

C’est à la fin du XIIe s que les seigneurs de Termes construisent une forteresse à Aguilar, sur l’emplacement d’un donjon mentionné en 1020 comme possession des comtes de Besalù. Mais à la fin du XIe s, le château passe à la famille des Termes. Vous devez les connaître, non ?

On a vu Raymond de Termes, fervent défenseur de la cause cathare, défendre son château de Termes. Là, voilà Olivier, son fiston : pire que son paternel, il défend les cathares bec et ongle ! Avant de devenir un fidèle du roi saint Louis, pour qui il mourra en croisade, loin de chez lui...

Le plus brave chevalier de son temps, disent les chroniques ! Olivier a la rage : il a à peine 12 ans quand il voit son paternel arrêté, humilié et dépossédé de son château de Termes. Mais il a appris les techniques de sièges, à ses côtés, appris de son redoutable père tout ce qu’il faut savoir pour devenir maître es guerre...

Des cathares, un roi

Olivier s’installe au château dès 1228. Mais pas pour longtemps ; un vent de révolte souffle à Aguilar ! La forteresse devient le Q.G. de chevaliers défenseurs des cathares, qui se regroupent là avant d’aller assiéger Carcassonne avec le vicomte Trencavel, pour reprendre la cité des mains du roi de France. Olivier fait partie du lot. Gros échec... Après quoi le roi oblige Olivier à la soumission en 1241, après des mois de résistance.

Voilà Aguilar devenue forteresse royale... mais comme Olivier s’est bien comporté, le roi la lui rend. Tout ça pour qu’Olivier finisse par vendre le château au roi (faire les croisades en Terre Sainte, ça coûte un bras), qui installe une garnison dès 1260. On procède illico à d’importants travaux.

Au donjon construit au XIIe s, on ajoute une enceinte flanquée de tours. Mais gardien de la frontière entre France et Espagne, Aguilar perd sa position stratégique à cause du déplacement de la frontière au XVIIe s. L’oubli et la ruine n’ont plus qu’à faire leur œuvre...


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