Les dernières larmes de Jeanne d'Arc à Rouen

Vinaigrette 0
Le bûcher (extrait de J. d'Arc et la Normandie au 15e s) - ©The British Library / Public domain Le bûcher (extrait de J. d'Arc et la Normandie au 15e s) - ©The British Library / Public domain
Emprisonnement Jeanne d’Arc Spécialité

Késako ?


Oh, mais non, pas de quoi pleurer... Vous risquez juste de fondre devant ces petites amandes caramélisées et grillées enrobées de chocolat et roulées dans de la poudre de cacao !

La petite histoire


Les confiseurs ont eu raison d’appeler ce chocolat les larmes de la Pucelle... c'est à Rouen que Jeanne a fini ses jours, au bûcher ! Et ce qu'a vécu cette jeune fille d'à peine 19 ans fait froid dans le dos. Tant de larmes...

Capturée près de Compiègne le 23 mai 1430, alors qu'elle attaquait un camp de Bourguignons, on la livre aux Anglais. Commence un périple qui l’emmène d'Arras au Crotoy, de Saint-Valéry à Dieppe... et enfin, Rouen, repaire anglais par excellence. Rouen... Voilà ces affreux Godons (injure qui désigne les Anglais, de god dam) qui ont mis la main sur elle et qui l'emmènent dans leur antre !

On la conduit au château construit par Philippe Auguste. Juché de tout son poids sur la colline de Bouvreuil, il paraît bien sinistre, sous cette pluie battante et ce ciel de plomb. Jeanne est trempée, mais elle s'en fiche. Plus rien n'importe. On l'y enferme à mi-étage, dans une pièce toute sombre et humide. Jeanne frissonne. On n'y voit rien de rien ! Les rares puits de lumière ont été bouchés...

Dans cette pièce qui occupe tout l'étage, il y a une cage en fer, que les Anglais ont commandé tout spécialement pour elle. Impossible de s'y tenir debout, c'est la torture qui l'attend, là-dedans. On l'y enferme pourtant jusqu'au jour de son procès. La nuit, elle dort sur sa paillasse de misère avec une épaisse chaîne qui entrave sa taille, des fers aux pieds. C'est qu'il faut la surveiller, cette fille envoyée du diable !

5 Godons se relaient jour et nuit pour monter la garde : on les appelle les houspilleurs, ce ne sont que des ramassis de voleurs et d'escrocs de la pire espèce ! Ils la harcèlent, l'humilient, lui font subir les pires choses. Le procès va se faire lentement, très lentement... Autant de souffrance et de larmes pour la pauvre Jeanne : a-t-elle au moins trouvé un peu de réconfort dans ses prières ? Elle ne quittera jamais Rouen, qui la verra disparaître dans les flammes du bûcher...


Et encore !