Les d’Albret à Pons : cuite et têtes de cochon

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Logis de César et donjon - ©BACON62 / CC-BY-SA Logis de César et donjon - ©BACON62 / CC-BY-SA
Donjon de Pons Fortification César d'Albret

Intrigues et têtes de cochons

Après l'extinction des sires de Pons, voilà la famille d'Albret qui entre en possession des terres au début du XVIIe s : de cette époque datent les deux corps de logis qui encadrent le donjon.

César Phébus d'Albret, issu d'une famille de Gascogne (avec des liens de parenté avec Henri IV), devient donc seigneur de Pons. Il soutient sans faille Mazarin et Anne d'Autriche pendant la Fronde, du coup : hop, titré maréchal à même pas 40 ans ! Saint-Simon le décrit comme « homme d’esprit, de main, de tête et plus encore d'intrigues »... Oooh, oui, il aime ça, l'intrigue, on dit même que c'est comme ça qu'il a eu son bâton de maréchal...

Maréchal, tu parles ! Voilà ce qu’on raconte : un jour, l'abbé d'Ammont avait loué une loge au théâtre. Le maréchal la lui pique, sous son nez ! L'abbé fait la tronche mais la lui laisse, puis dit pour se venger : « Voyez le beau maréchal, il n'a jamais pris que ma loge. »

Un maréchal qui n'avait jamais fait la guerre, eh ben... en plus, Bussy-Rabutin raconte la chose suivante : qu'il avait la phobie des têtes de cochons ! Alors pour rigoler, on se demandait, si on se battait avec d'Albret, ce qui serait le mieux pour gagner : surement d'avoir l'épée dans une main... et une tête de cochon dans l'autre ! Ca a fait rire des mois à la Cour...

Hips, comme un trou !

Sa moitié, Madeleine de Guénégaud, n'est pas mal dans le genre, non plus. Elle tient son salon dans la Marais à Paris, rue des Francs-Bourgeois. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un sacré penchant pour la bouteille ! Une chanson dit : « Elle aimait fort le vin et buvait comme un trou ». On dit même qu'un jour, elle se voit dans un miroir et dit en voyant son nez rouge : « Mais, où est-ce que j'ai pris ce nez-là ? » Un ami lui répond : « Au buffet ». (vu dans Souvenirs et correspondance de madame de Caylus d’Emile Raunié).

Au cours de l'été 1652, César revient à Pons : les frondeurs et les armées espagnoles ont fait beaucoup de dégâts au donjon et à la ville. César s'occupe de la restauration...


Et encore !