Quand la terrible Machine Infernale menaçait les remparts de Saint-Malo

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Coupe de la Machine Infernale envoyée à Saint-Malo en 1693 - ©Rijksmuseum / CC0 Coupe de la Machine Infernale envoyée à Saint-Malo en 1693 - ©Rijksmuseum / CC0
Remparts de Saint-Malo Fortification

Une idée anglaise infernale

Les remparts actuels du XIIe s ont été agrandis entre 1708 et 1742 par un architecte du grand Vauban, Simon Garangeau.

Hé, il fallait au moins ça, pour protéger un des ports les plus importants du royaume contre les attaques anglaises... comme celle du 29 novembre 1693.

Après 3 jours de bombardements intensifs qui ne servent à rien, les Anglais mettent le feu à un bateau rempli d’explosifs : la célèbre Machine Infernale !

Les Anglais voulaient rayer la ville de la carte. Avec un machin... radical.

On bourre les cales d’un gros bateau (le pépère fait tout de même 26 m de long) de tout ce qui peut cramer : poix, résine, explosifs, goudron, paille... 500 bombes, dit le Mercure galant de l’époque, dont 300 toutes chargées vont rester sur la plage sans jamais exploser.

Beaucoup de pétard... mouillé

La nuit, à marée haute, l’ennemi mène le rafiot piégé droit sur le château de la ville de Saint-Malo. Mais un gros coup de vent le fait dériver violemment et cogner contre des rochers.

La coque s’ouvre, et l’eau imbibe rapidement les explosifs. L’ennemi se dépêche de foutre le feu, mais c’est trop tard.

Un bon gros pétard, mouillé, quoi ! Damned...

Il y a juste une superbe explosion, qui secoue la ville de Saint-Malo et fait péter les vitres de 300 maisons. Heureusement, pas un mort du côté breton, et juste 2 maisons de brûlées.

Les Anglais perdent quelques-uns des leurs : parmi eux, l’ingénieur qui avait conçu la Machine Infernale, un certain Fournier, protestant de La Rochelle.

Et vous savez quoi ? On avait fait capturer 3 Anglais pour leur faire faire fièrement le tour des remparts et leur montrer le peu de dégâts causé par leur connerie de Machine, avant de les libérer rendre compte chez eux de ce qu’ils avaient vu...

Les Anglais ré-attaqueront la cité malouine en 1695 : cette fois, la légende s’en mêle et dit que la célèbre Notre-Dame-de-la-Grande-Porte a sauvé la ville de la destruction...


Et encore !