Petite histoire des Jacobins de Toulouse

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Chevet de l'abbatiale - ©Pom² / CC-BY-SA Chevet de l'abbatiale - ©Pom² / CC-BY-SA
Eglise des Jacobins de Toulouse Couvent

Au cœur de la ville rose, nous nous trouvons là où saint Dominique fonda l'ordre des frères Prêcheurs, en 1215. Le succès est au rendez-vous, car le nombre de religieux augmente rapidement. L'évêque Raymond de Falgar, issu de l'ordre, fait construire le couvent et l'église dès 1260. 25 ans plus tard, le prieur Raymond Hunand fait achever les voûtes de l'abside et en 1292, on peut enfin célébrer une première messe. Les voûtes des dernières travées ne sont posées qu'en 1304 et la construction du clocher se termine en 1299.

Pendant les siècles suivant, les chapelles faisant le tour de l'église s'élèvent. Les bâtiments conventuels sont commencés eux dès 1294, au nord et à l'ouest de l'église. En 1301, on achève la salle capitulaire, en 1303 le réfectoire, en 1310 enfin les galeries du cloître. En 1341, la chapelle Saint-Antonin, destinée à recevoir les corps des moines du couvent, voit le jour. Selon la règle de saint Dominique, l’austérité est de mise et toute décoration superflue doit être bannie de leurs églises. En même temps, rien ne devait venir troubler le calme, puisque c'est dans ces bâtiments que se réunissaient les étudiants en théologie...

Saviez-vous que lorsque le pape Urbain V donne au couvent toulousain les reliques de saint Thomas d'Aquin en 1368, on construit un reliquaire géant pour les recueillir, véritable mausolée de 20 mètres de haut ? Il sera détruit, comme les riches sépultures et les chapelles latérales au XIXe siècle. Abandonnée par les dominicains à la Révolution, devenue caserne sous le Second Empire puis infirmerie vétérinaire pour chevaux, l'église est restaurée dès 1920.


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