Petite histoire de l'hôtel-de-ville d'Aix-en-Provence

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La façade - ©Marianne Casamance / CC-BY-SA La façade - ©Marianne Casamance / CC-BY-SA
Hôtel-de-ville d'Aix-en-Provence Hôtel de ville

L'hôtel-de-ville

Reconstruit en 1640 par l'architecte parisien Pierre Pavillon, l'actuelle mairie se distingue par sa décoration très riche. Approchez-vous un peu ! Des chapiteaux doriques et ioniques animent sa façade, de fines décorations encadrent les fenêtres, une belle ferronnerie donne de l'élégance au balcon...

A la Révolution, on a martelé beaucoup de choses sur la façade, dont : le blason de la ville, le buste de Louis XIV flanqué du blason de la France, les statues des rois Louis XI et Charles III de chaque côté du balcon... Tant pis pour nous !

Mais rassurez-vous, il nous reste quand même l'ancienne tour de l'Horloge, construite au tout début du XVIe s sur les bases d'une vieille porte de la ville, vestige des remparts médiévaux. Dessus, regardez ! Une superbe horloge astronomique de 1661.

4 statues représentant les saisons la décorent. Au sommet, une sorte de cage en fer forgé abrite la cloche : oui, car notre tour faisait autrefois office de beffroi ! Avant la Révolution, on trouvait un buste de Louis XIII, dans une niche : petit souvenir de son passage à Aix...

Une bibliothèque riche en trésors

A l'intérieur, la mairie cache un trésor : la belle bibliothèque Méjanes. Qui, quoi ?! Méjanes, du nom de Jean-Baptiste-Marie Piquet, marquis de Méjanes, consul d'Aix et procureur de Provence entre 1776 et 1778. C'est un grand amateur de livres anciens.

Sa collection (300 000 manuscrits et incunables) est sûrement la plus belle de France ! Peu avant de mourir, le monsieur lègue tous ses livres à la ville : le premier fond de la bibliothèque actuelle ! Parmi les plus beaux manuscrits, on a :


• le livre d'heures du roi René (vers 1470), qu'il a lui-même enluminé
• le plus ancien manuscrit de la bibliothèque (1100), l'Evangéliaire de Saint-Sauveur d'Aix (livre de messe)
• le Martyrologe d'Adon (1318)
• la Béatitude du Chrétien ou le Fléau de la Foi, par Geoffroy Vallée. Le seul exemplaire restant au monde car les autres ont été brûlés avec leur auteur
• le Catholicon qu'on dit imprimé par Gutenberg...


Et encore !