Petite histoire de la villa Magalone

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Vue d'ensemble - ©Rvalette / CC-BY-SA Vue d'ensemble - ©Rvalette / CC-BY-SA
Villa Magalone Château Jardin

Les Magalon et leur villa


Nous voilà au tout début du XVIIe siècle : deux frères marseillais, les Magalon, négociants bien établis et très riches, viennent tout juste d'acheter un terrain de plus de 10 hectares dans un endroit tranquille de Marseille, Mazargues.

Leur but ? Y faire construire leur bastide, cette maison typique qui fleurit dès le XVIIe siècle autour de Marseille. Les plans de la bastide, on les doit au sculpteur Pierre Puget : elle se présente sous la forme d'un petit château de style classique, avec un corps-de-logis principal flanqué de chaque côté d'une aile très en retrait. Elégance, sobriété, doux contraste de la pierre dorée et de la pierre blanche : c'est une vraie villa d'été !

Mais les frères la revendent précipitamment en 1721, au plus fort de l'épidémie de peste qui ravage la ville... La Magalone passe alors à la famille de Sabran, puis aux Paul. Vendu comme bien national à la Révolution, une certaine famille de Ferry acquiert le domaine au milieu du XIXe siècle.

Un si beau jardin


Ce sont eux qui transforment les jardins tels qu'on peut les voir aujourd'hui, au tout début du XXe siècle : tout ça grâce au talent du paysagiste Edouard André, passé maître dans l'art de réinventer les espaces végétaux... Mais là, nous sommes maintenant au milieu du XXe siècle : l'architecte Le Corbusier fait construire les immeubles de la « Cité Radieuse » sur une portion du domaine, entre 1947 et 1952. Puis, la ville de Marseille rachète la villa et ses jardins en 1987. Adieu, tranquillité... mais non !

La ville est bien là, toute proche, mais la Magalone est un vrai havre de paix : chut ! Ecoutez : le bruissement de l'eau, le vent dans les feuilles des grands platanes... Comme dans tous jardins du XVIIIe siècle, on a de petits bassins d'eaux vives, des broderies de buis, quelques statues pour agrémenter les allées (ici, celles des 4 saisons)... Sans oublier la roseraie, mais aussi la « fabrique », une petite chapelle (XIXe siècle) surmontée de son lanternon !


Et encore !