Petite histoire de Notre-Dame-des-Portes

Notre-Dame-des-PortesNotre-Dame-des-Portes | ©Moreau.henri / CC-BY-SA

L'église de Châteauneuf

L'église actuelle date de 1892.

Elle a remplacé une église plus ancienne, dont il reste un portail du 15e siècle : c'était en fait l'église castrale du château de Châteauneuf !

Un sacré repaire de brigands !

Notre-Dame-des-Portes tient son nom du fait qu'une petite statue de la Vierge se trouvait, au moment des guerres de la Ligue, installée sur les remparts de la ville, pour protéger les habitants de Châteauneuf.

A-t-elle bien rempli son contrat ?

Mystère, mais quand on sait que ce brigand de La Fontenelle est passé par Châteauneuf, on peut se demander !

Le Breton s'y installe et pille la petite cité.

Savez-vous ce que l'on raconte ? Qu'un autre brigand du nom d'Yves du Liscouët pille Châteauneuf à la même époque et rançonne ses habitants.

Il a près de 300 hommes à ses ordres, des protestants.

Quelques-uns partent vers la chapelle de Notre-Dame-des-Portes.

Là, ils forcent le tabernacle et l'un d'eux trouve une hostie consacrée.

Un des protestants la prend, la jette à terre et s'apprête à l'écraser, lorsqu'un prêtre déboule.

Ils venaient de le faire prisonnier, mais celui-ci prend l'hostie et communie.

Furieux, le protestant insulte le prêtre et le transperce d'un coup de son épée. On sait que ce prêtre s'appelait Thépault Derien...

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Une silhouette dans la nuit bretonne

La petite statue de la Vierge (la protectrice attitrée de la ville) semble avoir été trouvée dans le creux d'un grand chêne.

Une légende dit que certaines nuits, dans le bois qui entoure le monument, on voit Notre-Dame-des-Portes qui erre en robe immaculée, nimbée de lumières...

Une apparition synonyme de chance et de richesse, parait-il ! La statue a été couronnée en 1894.

Le pardon de Notre-Dames-des-Portes

Le pardon de Notre-Dames-des-Portes a été illustré par le peintre nabi Paul Sérusier (ami de Gauguin qui s'installe à Châteauneuf, pour y puiser son inspiration).

Il se déroule tous les ans, l'avant-dernier week-end d'août, sur 3 jours.

On assiste au pardon des malades, à la messe en breton, à la veillée mariale, puis à la procession où la Vierge se fait porter par les hommes, puis le lendemain, par les femmes en costume traditionnel...

Sources

  • Jacques Cambry. Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795. 1799.
  • Arthur de La Borderie. Histoire de Bretagne. 1896.