Petite histoire de l'andouille de Jargeau

Vinaigrette 0
L'andouille - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA L'andouille - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Spécialité

Késako ?

Chauds devant, les chaudins !

C'est une andouille et pas une andouillette comme on le voit souvent ! Ce fleuron (pas très connu, je vous l'accorde) de la gastronomie française se fabrique à Jargeau (45) et dans ses environs uniquement.

A base de chaudins (intestins) à 40% et de viande de porc à 60% assaisonnée d'échalotes et d'épices, on la mange crue, séchée ou fumée mais celle qu'on préfère tout de même, c'est la version cuite ! On la déguste grillée au four avec pommes de terre ou frites mais elle peut aussi se consommer froide...

La fabrication

Sa fabrication ? On rince les chaudins, on les coupe en gros morceaux puis on les fait cuire dans un bouillon avec bouquet garni, épices, échalotes et carottes pendant plusieurs heures.

Puis on hache la viande de porc, on l'assaisonne, on ajoute les chaudins et on fait reposer le mélange. On peut alors mettre le tout dans un boyau, les bouts fermés par des ficelles. Ca y est, l'andouille est prête ! Ne reste plus qu'à la plonger dans un bouillon très chaud histoire de lui donner sa fermeté.

La petite histoire

On fait l'andouille (ah ah) dans la région d'Orléans depuis le XVIe s, on dit même qu'elle existe depuis l'époque gallo-romaine ! Mais l'andouille de Jargeau gagne ses lettres de noblesse au XIXe s.

En 1971, la Confrérie des chevaliers du goûte-andouille de Jargeau se crée pour faire connaître la spécialité au plus grand nombre. Tous les 2 ans, la foire à l'andouille se tient en mars et la concours de la meilleure andouille a lieu en juin.


Et encore !