Les légendes du château de Tonquédec

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Le château - ©Binche / CC-BY-SA Le château - ©Binche / CC-BY-SA
Château de Tonquédec Château

Les âmes des protestants

La Revue des traditions populaires (tome 12, avril-mai 1897) dit qu’on pénètre dans les souterrains du château de Tonquédec à ses risques et périls !

Vous voulez savoir pourquoi ?

A cause des âmes pas toujours bienveillantes de protestants morts dans le château...

Pour empêcher qu’on ne trouble leur tranquillité glacée, ces âmes soufflent sur les torches ou bougies chaque fois que quelqu’un tente de s’aventurer dans les profondeurs de la forteresse.

La dame blanche de Tonquédec

Une dame blanche, jeune fille habillée de voile blanc, hante les ruines du château.

Elle ne se promène que quand le soleil brille. Mais dès qu’on tente de l’approcher... elle disparaît ! (P. Sébillot, Le folklore de France, 1904-1906)

Le lièvre de Tonquédec

Connaissez-vous la légende du lièvre du château de Tonquédec, brièvement évoquée par Anatole Le Braz dans sa Légende de la Mort (1902) ?

« Tous les châteaux en ruine ont leur lièvre enchanté. Des âmes d’anciens seigneurs qui font pénitence sous cette forme animale.

Cruels de leur vivant, ils deviennent après leur mort de petits animaux herbivores biens inoffensifs.

Ils ne sont délivrés que quand un chasseur leur tire dessus le nombre de balles qu’eux-mêmes ont tiré sur des gens...

A Tonquédec, c’est un lièvre géant. Les chiens tremblent de le pister et les plombs des chasseurs ne l’atteignent pas.

Et si on le poursuit, il ne s’en va pas, mais disparaît dans l’air. »

Les esprits... blagueurs

On raconte que des jeunes gens se retrouvaient souvent pour danser, sur la butte voisine du château appelée Run ar Kuz (« colline de la cachette »).

Un jour, un orage les surprend. Ils trouvent refuge à l’intérieur du château de Tonquédec et reprennent leurs danses.

Mais une jeune fille se met soudain à hurler : une main invisible la retenait par un pan de sa jupe !

Ni une ni deux, son cavalier tranche le tissu avec son couteau et la délivre.

On entend alors comme une foule riant aux éclats : on n'avait pas là affaire à de mauvais esprits frappeurs, juste quelques âmes perdues qui s’ennuyaient un peu... (vu dans Les Côtes-du-Nord : histoire et géographie de B.-P. Jollivet, 1856).


Et encore !