Déols, à la découverte de la porte de l'Horloge

Vinaigrette 0
La porte - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA La porte - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Porte de l'Horloge de Déols Fortification Emprisonnement

Déols, une puissante capitale

Déols, l'ancienne Vicus Dolensis, plus tard Bourg-Dieu, est au Xe s la capitale de l'une des plus puissantes seigneuries de la région du Bas-Berry, avec des terres qui s'étendaient du Cher jusqu'aux limites du Limousin.

Elle ne prendra vraiment de l'importance qu'avec la fondation de son abbaye bénédictine (encore une des filles de Cluny !) par le seigneur de Déols, Ebbes, en 917. Mais ça, c'est une autre histoire !

Philippe Auguste assiège la ville en 1187, les Anglais en 1202 : la guerre de Cent Ans lui a fait beaucoup de mal... les guerres de Religion aussi. Et notre porte, alors, dans tout ça ?

Charpentes et dégrisement

C'est qu'elle a sa petite importance, puisque le chemin d'Issoudun à Chateauroux passait par Déols, précisément par notre porte ! Commencée en 1427, elle se compose d'un beffroi abritant l'horloge et de 2 grosses tours à mâchicoulis et à toits coniques de chaque côté.

C'est le seul vestige des fortifications qui entouraient la ville au XVe s ! D'ailleurs, une porte aujourd'hui murée, au 1er étage, conduisait sur les remparts disparus depuis longtemps... A l'intérieur, les très belles charpentes sont d'origines, mais les pigeons y ont fait de très grands dégâts.

Dans la première tour se trouvait l'imposant mécanisme qui activait les cloches. On l'a remplacé depuis par un système plus moderne (et plus petit !). Car oui, depuis le XVIe s, la cloche sonne les heures de jour comme de nuit...

Dans l'autre tour se trouve un cachot, sorte de cellule de dégrisement où on mettait les fauteurs de troubles quelques jours au pain sec et à l'eau. Bien sombre, comme endroit ! Et si vous vous demandez à qui appartient le blason au-dessus de l'ogive, et bien, ce sont les armes de la ville de Déols : « de gueules aux trois fasces d’or ».


Et encore !