Ce que racontent les inscriptions de la colonne du pape

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La colonne - ©Miniwark / CC-BY-SA La colonne - ©Miniwark / CC-BY-SA
Colonne du pape Statue Pie VII

La colonne de marbre blanc a été aménagée en 1822 à l'endroit même où le pape a été porté en triomphe dans sa voiture dételée, jusqu'à la cathédrale. D'ordre étrusque, les armes de la famille du pape, les Chiaramonti, la décorent.

Mais on voit aussi 4 inscriptions latines, que l'on va décoder :

Pius VII Pont Max. Hospes Nicoensium ad Triduum Quod fuit ex v. in III Id. Februar. Anno MDCCCXIV. Tota urbe per noctem Luminibus ultro appositis Collucente Mortales Omnium generum oetatum ordinum In singulas horas undique confluentes Salutari Precatione e Moeniano lustratos Majestate Adspectus Sanctissim. Perpetuis votis efflagitata Beavit. (Le pape Pie VII a été accueilli à Nice pendant trois jours en février 1814. La ville brillait, illuminée de mille feux. Une foule nombreuse de gens de tout âge et de toute condition est venue, pour que le pape la bénisse du haut de son balcon.)


An. MDCCCXIV v. Id. Februar. Pius VII Pont Max. Adsertor Catholici nominis Obses religionis per quinquennium Quum e Galliis Savonem deduceretur Collegio petrum Canonicor. Nicaensium Et klero et Sodalitatibus universis Cunctaq. Sedibus suis prope avulsa Civitate Obviam huc usque progressis Curruq. Ab hominibus Milite naquidquam obnitente certatim pertracto Inter faustas continentesq adclamationes Nicaeam ingressus est. (En février 1814, le pape Pie VII, otage pendant 5 ans, s'est arrêté ici alors qu'il faisait le chemin pour rentrer à Savone. Accueilli par les chanoines et le peuple niçois, sa voiture a été portée par tous les habitants sous une nuée d'acclamations.)


Ob reditum faustum felicem Pii VII Pont Max. Quem ecclesia perduellium immanitate Regno spoliatum Atque hac satellitibus stipantibus abductum VII. Id. Sext. A. MDCCCIX. Cives advenoeq. Votis et lacrimis prossequuti fuerant Ordo populusq Nicaensis Ovanti gratulatus Monumentum laetitice publicae Statuit Devotus Sanctitaiti Majestatiq. Ejus. (Le pape Pie VII avait été conduit ici, en tant que prisonnier, par ses ennemis, le 7 septembre 1809. Les Niçois heureux et entièrement dévoués au souverain pontife, ont fait élever ce monument triomphal.)


Ex autoritate Regis Karoli Felicis Nicaenses Quorum Religionem et erga se observantiam Pius VII Pont. Max. Amplissimo litterarum testimonio Honestavit Molitione operis ante anno VIII. decretae Curantibus Raimondo Garin comite a Coconato Joseph Franco, Stephano Levamisio Coss. Anno MDCCCXXIII. Aloysio Saisi a Castonovo, Joh. Pecoud, Petro Verani Coss. (Le roi Charles-Félix et les citoyens de Nice ont ordonné la construction de ce monument en 1822, élevé par les consuls Raymond Garin, comte de Coconato, Jean-Joseph Franco, Etienne Levamis. Un an après, les consuls Aloysius-Alexandre Saisi de Châteauneuf, Jean Pécoud et Pierre Verani l'ont inauguré.)


Et encore !