4 anecdotes sur l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet

Vinaigrette 0
La façade - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA La façade - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Eglise Saint-Nicolas-du-Chardonnet Eglise paroissiale

1 - Saint-Nicolas abrite le tombeau de Charles Le Brun

Le grand peintre Charles Le Brun, génial créateur de la galerie des Glaces du château de Versailles, repose à Saint-Nicolas-du-Chardonnet !

2 - Les anges révolutionnaires de Saint-Nicolas

Venez voir le portail ouest du transept de Saint-Nicolas : joli, non ?

Construit entre 1665 et 1669, il a une déco sculptée qu'on dit de Charles Le Brun…

Mais regardez un peu mieux ces anges, sous le fronton triangulaire.

Ils tiennent encore les piques que les révolutionnaires de 1793 ont mis dans leurs mimines, à la place des croix initiales !

3 - Saint-Nicolas est une des rares églises de Paris où on peut entendre la messe en latin

L’église abrite les messes du mouvement catholique traditionaliste de la Fraternité sacerdotale Pie X : elle fait dire les messes en latin...

L'église du Chardonnet, c’est leur point de ralliement, à Paris. Et chaque jour, on y célèbre trois messes en latin, selon le rite tridentin.

Oui, figurez-vous que dans le temps, on disait la messe en latin : jusque dans les années 1960 et la réforme du pape Paul VI.

Une réforme que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X n'adopte pas du tout !

Ce mouvement, crée en Suisse en 1970 par des prêtres traditionalistes, occupe Saint-Nicolas-du-Chardonnet depuis 1977.

Une occupation forcée, depuis ce jour de février 1977 où le curé « normal » de l’église, Pierre Bellégo, se fait violemment virer de sa messe...

4 - De nombreuses personnalités reposaient dans l'église

Ce sont les travaux d'Haussmann et le percement du boulevard Saint-Germain, en 1855, qui font disparaître les nombreuses tombes que comptait l'église.

Parmi elles, le célèbre botaniste Bernard de Jussieu (mort en 1777) ou encore le poète Jean-Baptiste Santeul (mort en 1697).

Oh, il faut que je vous raconte : celui-ci meurt à Dijon, des suites d'une blague du duc de Bourbon, avec qui il dînait : un peu pompette, le duc avait trouvé marrant de verser du tabac dans le verre de vin de Santeul, « pour voir ce qu'il arriverait. »

« Il ne fut pas longtemps à en être éclairci. Les vomissements et la fièvre le prirent, et en deux fois vingt-quatre heures, le malheureux mourut dans des douleurs de damné. »


Et encore !