1255. Quéribus assiégé : une trahison ?

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Le château - ©Groumfy69 / CC-BY-SA Le château - ©Groumfy69 / CC-BY-SA
Château de Quéribus Château Château cathare Siège

Le Lion de combat

Quéribus, dernier bastion de la résistance cathare ! La forteresse se construit au XIe s pour les comtes de Cerdagne-Besalù, qui rallient la cause des cathares. Le début d’une amitié sans faille... Tenez : au XIIIe s., Chabert de Barbaira, le gouverneur de Quéribus, accueille des cathares en fuite après la chute et le bûcher de Montségur (1244). On le surnomme le « Lion de combat », Chabert.

Pour et avec ses frères, contre cette foutue croisade qui veut les anéantir ! A Quéribus en 1230, il cache l’évêque cathare Benoît de Termes, qui meurt au château 3 ans plus tard. L’oncle du célèbre Olivier de Termes, autre protecteur des Cathares, vous savez ?... Benoît n’est pas le seul : Quéribus accueille tous les religieux cathares en fuite. Car on a là le dernier château du Roussillon avec Puilaurens à le faire, après le massacre de Montségur (1244).

Guet-apens ?

Voilà. Quéribus est un bon gros nid de chevaliers cathares. Et ça, ça ne plaît pas ni au roi de France, ni aux cathos ! Alors en 1255, le sénéchal de Carcassonne Pierre d’Auteuil reçoit l’ordre d’assiéger Quéribus : véritable « réceptacle d’hérétiques, de meurtriers et de larrons », selon ses mots ! Chabert de Barbaira, acculé, échange sa vie contre la reddition de Quéribus.

La place tombe donc, 11 ans après le bûcher de Montségur... Mais vous savez quoi ? C’est à l’ancien ami de Chabert, Olivier de Termes, que le roi saint Louis confie le bon déroulé du siège. Olivier connaît la forteresse pour l’avoir défendue avec son ami, dans le temps...

Oui, mais Olivier est passé dans le camp français, chez le roi... Certains murmurent qu’il n’y a pas eu reddition, mais bien trahison : par un vil guet-apens mis en place par Olivier ! Mais celui-ci ne verse pas le sang, à Quéribus. Il chasse juste les hérétiques et fait prisonnier Chabert.


Et encore !