Petite histoire du fort La Latte

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Le fort - ©Benh LIEU SONG / CC-BY-SA Le fort - ©Benh LIEU SONG / CC-BY-SA
Fort La Latte Fortification

Goyon et les noises danoises

937. La tradition (et les écrits) rapporte qu'un certain Goyon de Matignon se fait construire ici une forteresse pour se protéger des invasions normandes : la Roche-Goyon, comme on dit alors. « Un chevalier qui le nom de Goyon portait Bel et gent en toutes manières Et qui était chef de bannière. Ce Goyon qui deçà de là Occisait tout sans dire holà Cette gent normande et danoise Qui tant leur avait fait de noise. »

A la fin de la guerre de Succession de Bretagne, en 1365, Bertrand II de Goyon obtient l'autorisation du duc de Bretagne de faire construire un rempart autour de son château. Avec leur établissement en Normandie, les Goyon quittent leur résidence de Bretagne en 1420.

Paré pour l'attaque

Le fort change alors de mains : un nouveau gouverneur protestant, René Léan de la Roche, y accueille fréquemment des huguenots. Aïe, nous sommes en pleine guerres de Religion !

Tout ça provoque en 1597 le détachement de 2000 hommes de la Ligue (les cathos), menés par le duc de Mercoeur, qui assaillent et ravagent le château... En 1689, changement de cap. Un collègue de l’architecte militaire Vauban, Siméon Garengeau, alors chargé de la fortification de la côte bretonne, s'intéresse au fort (bien mal en point, il faut le dire).

En 1690, les travaux sont lancés ! Jusqu’en 1715, le château retrouve sa fierté : la muraille est reconstruite, des canons installés, le logis restauré... bref, prêt à combattre l'ennemi ! Ca tombe bien : pendant la période dite des Cent-Jours, des royalistes malouins s'en emparent.

Mince ! Des événements qui ruinent en partie le fort La Latte ? Oui, à coup sûr... même qu’il se retrouve dans un état épouvantable au milieu du XXe siècle. Complètement restauré, il est aujourd’hui ouvert à la visite.


Et encore !