La murale d'Aliénor d'Aquitaine à Sainte-Radegonde de Chinon

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La fresque - ©Chinpat / CC-BY-SA La fresque - ©Chinpat / CC-BY-SA
Chapelle Sainte-Radegonde de Chinon Chapelle Aliénor d'Aquitaine

Les Plantagenet à Chinon

Après son mariage avec le futur roi d’Angleterre Henri II, Aliénor d’Aquitaine débarque dans le Val de Loire : Chinon devient la capitale du roi en Touraine.

Aliénor semble aimer la vie, ici. Le climat, d’abord, si doux, comme celui de son Aquitaine natale. Les fêtes, ensuite. Son mari s’absente souvent régler des affaires en Angleterre. Alors, restée seule, Aliénor organise des fêtes magnifiques au château, s’étourdit sans compter au milieu de la musique des troubadours...

Une fresque royale

Aliénor, Jean, Isabelle

Mais voilà qu’en 1964, un archéologue du coin découvre des fresques dans la chapelle. Dont une très célèbre, datant de 1200 : la scène représente une chasse royale, une chasse au faucon. Ca y est : il n’en faut pas plus pour qu’on dise qu’on a là une représentation des Plantagenet, avec en tête Jean sans Terre suivi de sa femme Isabelle d’Angoulême et de sa mère Aliénor d’Aquitaine.



Hé, mais, pourquoi pas ? Oui, Chinon est la résidence préférée des Plantagenet, d’Aliénor et aussi d’Henri II, qui meurt ici, seul, trahi par tous, en juillet 1189... Vous vous souvenez ? On dit que ses soldats déposent son corps sur une table du château et piquent tout dans la pièce, jusqu’à ses vêtements : oui, parait-il que le vieux roi avait caché un trésor dans les murs de la forteresse...

Des liens ?

Et puis après tout, Radegonde est la patronne de Poitiers, la ville de prédilection d’Aliénor : celle-ci y a son palais et avec son mari de l’époque, Louis VII, ils se font couronner ducs dans la cathédrale Saint-Pierre. Elle la connaissait bien, Radegonde, et l’avait déjà priée... et puis, c’est la sainte libératrice des prisonniers : quand on sait qu’Aliénor a passé 15 ans en prison outre-Manche !

Mais mieux que des suppositions, des preuves : la présence d’un décor armorié à l’intérieur des manteaux (une cloche renversée sur fond bleu) propre aux Plantagenet indique qu’on ne doit plus douter sur l’identité des cavaliers...


Et encore !