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Pontus de Tyard dans son château de Bissy

Le château | ©PHILDIC / Public domain
Château Château de Pontus de Tyard

Laissez-moi vous présenter un des membres de la mythique Pléiade, le moins connu, peut-être... Pontus de Tyard, seigneur de Bissy !

Nous voici dans son château natal.

Qui es-tu, Pontus ?

Co-seigneur de Bissy

Pontus naît au château de Bissy entre 1520 et 1524, la demeure de son père, Jean du Tyard, lieutenant général en Mâconnais.

Bourguignon jusqu’au bout des ongles ! Ronsard appelle d’ailleurs son ami « le mâconnais Pontus ».

D’où vient ce drôle de prénom de Pontus ? La Monnoye raconte : « Le nom de Pontus, fils du roi de Galice est très peu connu, quoique ce soit de là qu’a été tiré ce nom de baptême. »

Travailleur acharné, il connaît le latin, le grec, l’hébreu, les mathématiques, la cosmographie, la géométrie, l’astronomie et la théologie.

Il devient co-seigneur de Bissy à la mort de son paternel et de son frère Claude, qui lui confie l’éducation de ses deux neveux, qu’il héberge au château.

La Pléaide, vous connaissez ?

Son père le destine à une carrière ecclésiastique, mais lors de ses études à Paris, Pontus se prend de passion pour l’écriture. Il travaille dans son château de Bissy comme un acharné et commence à écrire.

Pendant ce temps, quelques élèves d’un collège parisien se groupent et travaillent sur un projet ambitieux : le renouveau de la langue française.

Leur nom ? Ronsard, du Bellay… Pontus, lui, leur aîné, vient de publier ses Erreurs amoureuses. Il se joindra à eux et ils formeront la mythique Pléiade !

Touche à tout

Touche à tout, poète et philosophe, mathématicien et savant astronome, il sert deux rois, Henri III et IV !

Il est le premier évêque de Chalon et on dit qu’on lui doit le plus grand roi de France...

C’est à partir de l’avènement d’Henri III que Pontus abandonne poésie et littérature pour s’occuper de théologie et d’affaires.


Au château de Bissy...

Cours d'eau

Pontus chante sa rivière le Bissy, comme du Bellay avec la Loire et Ronsard avec le Loir :

« Ruisseau d’argent qui de source inconnue Viens écouler ton beau cristal ici, En arrosant, au pied de mon Bissy, Le roc vêtu et la campagne nue. »


Un cours d’eau qui est en fait la Guye...

Un parc, l'éclat de Jupiter

C’est dans « la petite futaie, fermée en parc joignant ma maison, où nous trouvâmes au détour d’une allée, un siège revêtu de gazons, sous un grand plane, hors de l’incommodité du vent et du soleil » (Deux Discours de la nature du Monde et de ses parties, Pontus de Tyard) que se repose Pontus.

C’est sur ce banc qu’il observe avec le mathématicien Jacques Pelletier, dans la nuit du 24 mai 1557, l’éclat anormal de Jupiter « qui faisait ombre des objets », « le vingt-quatrième de May après la minuit, comme il peut imaginer (car en la chambre il n’avait aucun instrument pour s’en assurer) aperçut Jupiter éclairant de rais si lumineux que l’ombre apparaissait » (Deux Discours de la nature du Monde et de ses parties, Pontus de Tyard).

Un auteur prolifique

Abel Jeandet raconte dans son livre Pontus de Tyard seigneur de Bissy (1860) comment Pontus réunit de vraies assemblées artistiques et scientifiques, dans son château bourguignon.

Presque tous ses ouvrages ont été écrits à Bissy ou à Bragny, ajoute Jeandet.

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !