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Février 1820. Le duc de Berry vient de se faire assassiner !

Quand : 13 février 1820

Mort du duc | The British Library / Public domain
Fontaine Homicide Fontaine Louvois de Paris

Scène de crime devant le théâtre Louvois !! Du sang. Partout. Là, devant l’entrée de la salle...

Oui : on trouve ici, à la place du joli petit square actuel qui abrite la fontaine Louvois... le théâtre Louvois, construit en 1792.

Mais le 13 février 1820, crac : le duc de Berry s’y fait zigouiller après une représentation...

Du sang dans le théâtre !

Une dernière pièce ?

Il est 23h : la duchesse de Berry, Caroline, baille à s’en décrocher la mâchoire.

Morphée et ses bras douillets l’appellent au dodo...

Elle ne veut pas attendre la fin de la représentation, couine un peu, et demande à son mari si des fois, on ne pourrait pas y aller.

Le duc grogne, mais la raccompagne dehors.

Elle rentre, mais lui veut rester pour la dernière pièce !

« Adieu, Caroline, nous nous reverrons bientôt », murmure-t-il à sa moitié.

Ses derniers mots.

Mort du duc de Berry (anonyme, 1820)

Mort du duc de Berry (anonyme, 1820) | ©Paris Musées - Musée Carnavalet / CC0

« Je suis assassiné ! »

Alors que le duc l’aide à grimper dans la voiture, un type se glisse entre eux. Hop. Vif comme l’éclair ! Il prend le duc par l’épaule, le retourne.

Pour le frapper dans la poitrine avec son poignard ! Personne n’a rien pu faire, le type a agi avec une rapidité de dingue !

Le duc croit d’abord qu’on l’a bousculé super violemment.

Ouch.

Mais quand il aperçoit la lame plantée dans sa chair, il blêmit. Bredouille : « Je suis assassiné, je tiens le poignard ! »

La mort viendra le lendemain au petit matin, dans le petit salon attenant à sa loge, dans le théâtre.

Louvel, l'anti monarchiste

L'espoir des Bourbons

Mais minute, qui est ce duc, au fait ?

Claude-Ferdinand d’Artois, le fiston du beauf préféré de la reine Marie-Antoinette, le comte d’Artois (futur roi Charles X).

Neveu du frangin de Louis XVI, le roi Louis XVIII, aussi.

Le paquet de nœuds... mais non, attendez. C’est Claude-Ferdinand, le seul qui peut donner un héritier à la famille royale des Bourbons.

Oui, sa femme la duchesse de Berry donnera effectivement naissance quelques mois après sa mort au comte de Chambord... Mais, bon, nous n'en sommes pas là !

Mort du duc (Cibot, 1829)

Mort du duc (Cibot, 1829) | ©Paris Musées - Musée Carnavalet / CC0

Louvel, le meurtrier

L’assassin s’appelle Louvel, c’est un anti-monarchiste. Il voulait la fin des Bourbons ? Hé ben, il croyait avoir réussi en assassinant le duc.

Mais quelques mois après naissait Henri, le comte de Chambord... futur prétendant au trône de France après la chute du second Empire et le début de la 3e République en 1870.

A l’époque, on se demande si un retour à la monarchie serait une bonne chose... avec Henri sur le trône.

Pas de panique : on sait que la monarchie n’est jamais revenue !

Source

  • Maurice Mejan. Histoire du procès de Louvel, assassin de M. le Duc de Berry. 1820.

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !