Saint-Malo et sa protectrice, Notre-Dame-de-la-Grande-Porte

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La Grande-Porte, Saint-Malo - ©Dennis Jarvis / CC-BY-SA La Grande-Porte, Saint-Malo - ©Dennis Jarvis / CC-BY-SA
Remparts de Saint-Malo Fortification Miracle

La Vierge qui ne voulait pas aller aux Indes

La Grande-Porte de Saint-Malo date du XVe s. Il s’agit de... l’entrée principale de la ville, d’où son nom.

Une petite statue se dresse dans une niche, à l’intérieur de la porte : Notre-Dame-de-Bonsecours ou Notre-Dame-de-la-Grande-Porte, en pierre polychrome du XVe s. Miraculeusement rechapée de tous les incendies et les bombardements que Saint-Malo a connu !

On lit dans Petite légende dorée de la Haute-Bretagne (Paul Sébillot) : c’est l’équipage d’un bateau malouin qui fait route vers les Indes qui trouve la Vierge enfermée dans une caisse de bois, flottant dans les eaux d’une mer lointaine. Ils la hissent à bord.

Le capitaine promet de la mettre en bonne place quelque part dans Saint-Malo, à leur retour. Mais à partir de ce moment, le bateau ne fait qu’essuyer tempête sur tempête. Le capitaine pige une chose : que la Vierge ne voulait pas aller aux Indes, mais voulait qu’on la ramène fissa à Saint-Malo !

Chose faite. On la porte dans la cathédrale de la ville, et ensuite, on la déménage au-dessus de la Grande-Porte.

Aujourd’hui, c’est une copie qu’on voit sur la porte : l’air marin a abîmé la pierre... La vraie statue se trouve dans la cathédrale de Saint-Malo depuis 2003.

Machine infernale et mèche qui dépasse

Vous vous souvenez de l’épisode de la Machine Infernale ? Alors qu’en 1693 et 1695 les Anglais bombardaient la cité malouine, on s’aperçoit que la statue de Notre-Dame-de-la-Grande-Porte a étendu son bras, comme pour indiquer un endroit précis devant elle, sur la place.

On finit par trouver enfoui un dépôt de matières inflammables avec une mèche qui dépasse dehors. Tout pour faire péter le quartier entier... Vous savez quoi ? Une fois la découverte faite, la Vierge reprend sa position normale.


Et encore !