Léonard au Clos-Lucé ou comment la Joconde a atterri en France

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Grande salle - ©Manfred Heyde / CC-BY-SA Grande salle - ©Manfred Heyde / CC-BY-SA
Manoir du Clos-Lucé Château Léonard de Vinci François Ier

Le cadeau de François

Après le passage de sa mère Louise de Valois, François Ier fait du manoir la résidence de Léonard de Vinci... L’Italien y séjournera de 1516 jusqu'à sa mort en 1519. Aaah ! François et Léonard... on connaît la grande amitié qui les lie ! François, lui, veut attirer les meilleurs artistes italiens en France.

Léonard, c'est le meilleur, y'a pas mieux ! Il le fait venir en Touraine à la fin de l'année 1516. Léo a près de 63 ans. Un vénérable vieillard, pour l'époque ! Le manoir devient pour un Léonard malade et âgé un vrai refuge : l'artiste continue de travailler à ses projets et ses maquettes compliquées.

Toujours veillé par son fidèle domestique et sa cuisinière Mathurine... Mais plus de peinture possible pour lui... la faute à sa maudite paralysie du bras droit ! Le roi lui donne le manoir de Cloux, tout près de son château d'Amboise. Léonard va y vivre aux côtés de son serviteur fidèle, le Milanais Francesco Melzi.

Il peut créer tout son saoul, dans ce cadre enchanteur, paisible : inventions, sculptures, projets architecturaux... c'est François qui régale ! Il lui donne d'ailleurs une pension annuelle de 700 écus d'or par an. Pas mal... En échange ? Bah ! Trois fois rien... juste l'immense honneur de pouvoir bavarder avec lui, il maestro !

La Joconde en goguette

On avait fait communiquer le Cloux avec le château d'Amboise par une rampe aménagée en 1482 « afin que monseigneur le Dauphin et autres du château allassent plus aisément dudit château au Cloux ». François ne manque pas de rendre visite à Léo !

C'est pendant une de ces visites que celui-ci montre une peinture au roi. Oh, trois fois rien, un portrait de femme au doux sourire... OUI, qu'on se le dise : Léonard avait emmené la Joconde dans ses bagages ! Et François l'a à peine vue qu'il la veut.

Le pauvre Léonard s'en sépare avec un pincement au cœur, pour 4 000 écus... Voilà pourquoi la madone se trouve aujourd'hui en France, au Louvre ! Merci qui ? Merci François !


Et encore !