Le macaron de Nancy, une légende et deux soeurs inséparables

Vinaigrette 0
Macarons de Nancy - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Macarons de Nancy - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Spécialité

Késako ?


Des blancs d’œufs, du sucre et des amandes de Provence composent la recette de ce petit gâteau rond et craquelé originaire de Nancy (54). Dès la première bouchée, la fine coque craque ; à l'intérieur, c'est moelleux à souhait !

La petite histoire


On les aime déjà beaucoup à la cour du roi de Pologne Stanislas, à Lunéville. Ce sont des religieuses de Nancy du couvent des Dames du Saint-Sacrement qui inventent la recette. Mais à quelle époque ? Une légende veut que ce soit la fondatrice du monastère de Notre-Dame de la Consolation, Catherine de Lorraine-Vaudémont, qui invente la recette au XVIe siècle.

La dame a un estomac fragile qui ne supporte que les œufs battus. Ce petit gâteau lui a semble-t-il sauvé la vie ! De toute façon, le couvent nancéien a une règle très sévère, interdisant la viande à tous les repas. Cependant, les sucreries et les pâtisseries sont autorisées !

Mais la version officielle veut que ce soit à la fin du XVIIIe siècle que nos macarons aient vu le jour. En 1792, le couvent est supprimé, les sœurs dispersées. Deux religieuses du nom de Suzanne Gaillot et Elisabeth Morlot trouvent refuge chez Marie de Sainte-Mélanie de Gormand, ancienne sœur du couvent, qui habite rue de la Hache chez son père médecin. Suzanne et Elisabeth décident de fabriquer des macarons, plutôt que de rester à ne rien faire... Surprise ! Le succès est immédiat ! On commence à s'arracher leurs gâteaux, on surnomme même les deux amies les « sœurs macarons ».

Mais Elisabeth et Suzanne vieillissent... Et lorsque celle-ci disparaît, Elisabeth décide de faire appel à sa nièce, Elisabeth Muller, pour l'aider à la confection et à la vente des gâteaux. La jeune femme accepte ! Les Muller abandonnent donc leur métier de laboureur et s'installent à Nancy. Lorsque sa tante meurt, Elisabeth Muller s'installe dans la maison de la dame Gormand et continue le commerce des macarons. Les Muller se sont transmis la recette de génération en génération... jusqu'à aujourd'hui !


Et encore !