La grisette de Montpellier, une histoire de pèlerins... et de jeunes filles

Vinaigrette 0
Les grisettes - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Les grisettes - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Spécialité

Késako ?


Voilà un petit bonbon rond, entouré d'une fine couche de sucre cristallisé qui fond vite une fois en bouche. Reste ensuite le goût de réglisse et celui plus subtil de miel et d'anis ! Un bonbon qui laisse un léger parfum agréable dans la bouche.

Le goût du réglisse n'est pas très prononcé : ceux qui n'aiment pas particulièrement ça ne seront pas déçus ! A noter que la réglisse est une spécialité de Montpellier (34) depuis le XVIIIe siècle et que le miel vient de Narbonne...

La petite histoire


Voici le plus vieux bonbon de France, créé au tout début du XIIe siècle ! A l'époque, les pèlerins sur la route de Compostelle passent par Montpellier et son camin roumieu, « chemin du pèlerin ». Les changeurs, installés dans le quartier Notre-Dame-des-Tables, donnaient des grisettes aux pèlerins comme monnaie d'appoint.

Mais d'où vient le nom de « grisette » ? Du griset, un vêtement de coton, de fil et de laine mêlés, de couleur grise : les ouvrières de la ville le portaient... Ensuite, on désigne par là les femmes de mauvaises vies : si, au Palais-Royal à Paris, il y en avait plein !

Puis au tout début du XIXe siècle, la grisette devient une jeune fille pas vraiment bien née, sans argent, qui doit travailler pour gagner sa vie. Ce sont surtout des couturières, dit le Dictionnaire historique des arts, métiers et professions exercés dans Paris depuis le XIIIe siècle d'Alfred Franklin.

Pourtant à un moment, la classe noble avait adopté la couleur grise des grisettes sur leurs plus beaux vêtements ! A noter que sur les boîtes des grisettes, on voit le château d'eau du Peyrou, emblème de la ville de Montpellier !


Et encore !