Sainte-Réparate : accident fatal et explosion

De 1658 à 1705

L'intérieurL'intérieur | ©Finoskov / CC-BY-SA

La chapelle primitive dédiée à Notre-Dame a été fondée en 1060 par un certain Raimbaud Rostaing.

C'est lui qui fait don des reliques de Réparate qu'il avait ramenées de Florence.

Les moines de l'abbaye de Saint-Pons, à qui appartient l'église, la cèdent au chapitre en 1531, en échange de l'église Saint-Jacques (actuelle église de l'Annonciation), pour la construction de la nouvelle cathédrale.

Élevée au rang de cathédrale en 1531, elle bénéficie d'un petit coup de jeune, au milieu du 17e siècle : 1650, pour être précis !

L’architecte niçois Guiberto dirige le bon déroulement du chantier, sous la houlette de l'évêque Désiré de Palletis.

Un évêque qui meurt d'un bête accident, un jour de 1658 !

La voûte de la cathédrale, alors en travaux, lui tombe tout bonnement dessus !

Mais il ne meurt pas tout de suite : chamboulé, il trébuche, tombe plusieurs fois sur des clous et des poutres qui se trouvent là.

Blessé, transpercé de toute part, il meurt quelques heures plus tard... Pauvre Pallétis ! Pauvre voûte, aussi : rien ne lui sera épargnée !

En 1705, au moment du siège de Nice, une bombe vient la transpercer et explose au milieu des fidèles réunis là pour la messe...

Le dôme (avec ses 15 000 tuiles vernissées) date du 18e siècle, la façade du 19e siècle, dans le style baroque.

Sources

  • Notice Promenade d'un curieux dans Nice : rue Sainte-Réparate. Annales de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes (tome 14). 1894.
  • Guide des étrangers à Nice. 1826.
  • Abbé Tisserand. Histoire civile et religieuse de la cité de Nice (tome 1). 1862.