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Pourquoi la tour Eiffel aurait dû s'appeler Koechlin-Nouguier

Vue du dessous | Jebulon / CC0
Tour Tour Eiffel

Des projets dingues !

La tour voit le jour à l’occasion de l’exposition internationale de 1889.

Une exposition décidée par la ville de Paris, avec dans le but de marquer la renaissance du pays après la dure guerre franco-prussienne et la défaite humiliante de la France.

Cocorico, le coq est revenu ! Et pour marquer le coup, il faut un projet grandiose.

Des milliers de propositions arrivent alors. Des trucs de dingues, surtout. De l’inoubliable, ça promet !

Comme celui d’une tour-arrosoir pratique en cas de fortes chaleurs, ou une tour en forme de guillotine géante pour commémorer les victimes de la Révolution Française (1889 oblige, le bicentenaire), dit le Guide de Paris mystérieux (éd Tchou).

Ou celui de l’architecte Bourdais (le papa du palais du Trocadéro) avec sa tour du Soleil flanquée tout en haut d’un immense phare capable d’éclairer le moindre recoin de la capitale !

C’est le projet qui retient l’attention du jury, au début.



Qui des 3 est le génie...

Mais il faut avouer qu’une chose de ce genre, aussi colossale, on n’a jamais construit ça.

Et pour faire les fondations d’un machin pareil, ce n'est pas facile. Voire impossible.

Mais pendant ce temps, l’ingénieur Gustave Eiffel, qui s’était brillamment illustré comme constructeur du viaduc de Garabit, planchait vaguement sur un projet de tour métallique.

Ah, ah... ce sont surtout ses deux associés travaillant aux Entreprises Eiffel, les ingénieurs Koechlin et Nouguier, qui bossent dessus !

Surtout Maurice Koechlin, en fait : un franco-suisse d’origine alsacienne, qui a l’idée de la tour en métal et qui en dessine les plans.

Son nom ? « Tour de 300 mètres ».

L’ingénieur Emile Nouguier le seconde. Eiffel, au début, bof. Pas plus intéressé que ça.

Mais quand les deux livrent une nouvelle version quelques mois plus tard, améliorée grâce à la main d’un autre ingénieur de l’équipe, Stephen Sauvestre, Eiffel bondit : c’est génial !

Il dépose le brevet d’invention en septembre 1884, à condition que son nom à lui soit nommé en premier.

Quelques semaines plus tard, un contrat dit qu’Emile et Maurice devaient céder la propriété exclusive du brevet à Gustave...

A quoi ça tient, le succès... Gustave a été entouré de collègues de génie, et hop, lui s’occupe de la partie commerciale : vendre son bébé.

Et faire qu’il soit accepté par le jury pour l’Exposition Internationale. Il le sera, pas de problèmes...

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !