Pompadour, du cheval limousin à l'anglo-arabe

De 1763 à 1843

Le harasLe haras | ©Patrice Cerf/ CC-BY-SA

En 1763, Louis XV décide de favoriser l'élevage de chevaux en Limousin, comme dans celui du Pin, en Normandie : il crée officiellement le haras de Pompadour.

On nomme monsieur du Quesnoy piqueur des écuries du roi et le marquis de Tourdonnet se retrouve directeur.

On ne compte au début que 6 étalons... pour environ 150 juments !

On fait ensuite venir des chevaux d'Espagne, d'Italie, d’Angleterre et d'Irlande. La crème de la crème, si vous voulez...

Le cheval limousin ainsi élevé était une monture rapide et svelte : on dit que courtisans et gentilshommes ne juraient plus que par lui !

Vient ensuite la Révolution. À la fin de l'année 1790, les conseillers de la commune vendent tous les animaux.

On trouve le Mordant « 10 ans, gris pommelé », le Bijou « 7 ans, alezan brûlé, normand », Pompeux « 6 ans, gris étourneau, arabe »...

Un rapport de l'époque mentionne l'état du château-haras : « les murs lézardés, les fondations décharnées, les planches pourries, l'édifice irréparable. »

Saviez-vous que se trouvait au haras un étalon extraordinaire nommé Derviche, à l'origine de l’amélioration de la race limousine, acquis par un certain monsieur de La Grénerie, propriétaire du château limousin du même nom ?

Une fois notre haras rétabli en 1796, Derviche comme tant d'autres retrouvent leur maison...

Napoléon Ier y envoie des étalons arabes ramenés de son expédition d’Égypte : hé oui ! Il faut savoir que la race anglo-arabe est née au haras, en 1843.

Sources

  • J.-L. Gouraud. Petite géographie amoureuse du cheval. Actes Sud, 2020.
  • Saint-Thorent. Études sur les chevaux du Limousin, de l'Auvergne et de la Marche. 1881.
  • Ch. de Sourdeval. Le cheval à coté de l'homme et dans l'histoire. 1880.