Petite histoire du pont Neuf de Toulouse

De 1543 à 1632

Le pontLe pont | ©PierreSelim / CC-BY-SA

Toulouse, ville rose paisiblement assise au bord de la Garonne... paisiblement, non, quoique... pas toujours !

Le fleuve a fait bien des caprices. Le pont Neuf en sait quelque chose !

Tout d'abord, sachez que Toulouse est divisée en deux zones : côté rive droite se trouve la ville.

Sur la gauche le faubourg de Saint-Cyprien, entièrement détruit par l'inondation de 1875.

Au Moyen Âge, 4 ponts en bois traversaient la Garonne : le pont de Comminges, le pont Vieux, le pont Neuf et le pont du Bazacle.

De ces 4 ouvrages, un seul est resté : le pont Neuf.

Ses travaux commencent en 1543 par la première pile, poursuivis par la 2e pile l'année suivante, la 3e en 1553, la 4e en 1560, la 5e en 1576, la 6e en 1579. Tout s'achève en 1632.

Long de 220 m, il enjambe un fleuve, je vous le disais, d'humeur plutôt chafouine et sujet à de nombreuses crues !

Il s'agit semble-t-il du premier pont moderne, qui utilise l'anse de panier, dans le dessin de ses voûtes.

On compte 7 arches, dont 4 en anse de panier et 3 en plein cintre, réalisées en briques et pierres.

On doit la conception du pont à Pierre Souffron et Jacques Lemercier, célèbres architectes.

Saviez-vous que l'on trouvait autrefois un arc de triomphe à son extrémité, sur la rive gauche, construit par François Mansart sous Louis XIV ?

Source

  • Adolphe Joanne. Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées. 1858.