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Petite histoire de Saint-Vorles de Châtillon-sur-Seine en 4 anecdotes

Le chevet | Daniel CULSAN / CC-BY-SA
Eglise paroissiale Eglise Saint-Vorles de Châtillon-sur-Seine

Châtillon détient le titre de Plus beaux détours de France, et c'est vrai qu'en nous promenant dans ses petites rues, on s'y sent plutôt bien.

Ici, les restes de son château, son église Saint-Nicolas, et... celle qui nous intéresse, Saint-Vorles !

1 - Saint Vorles et le don d'ubiquité

Tout commence en 868, lorsque l'évêque de Langres fait transférer les reliques de saint Vorles de Marcenay en Bourgogne à Châtillon-sur-Seine, pour les protéger des pillages sauvages des Normands.

Né vers 530 en Bourgogne, Vorles est surtout célèbre pour son don d'ubiquité !

Un jour qu'il célèbre la messe à Marcenay (21), en présence du roi et la cour, il se fige. Complètement absent !

Quand il revient à lui, il explique être parti sauver un enfant de l'incendie de sa maison, dans un bourg situé à une vingtaine de kilomètres !

Le roi envoie des gens vérifier : les parents de l'enfant en question cherchaient justement Vorles, pour le remercier...

Le livre Vie de Saint Vorles, curé de Marcenay (1867) ajoute que jusqu'à la Révolution, les actes religieux de Châtillon et Marcenay étaient remplis d'habitants portant les prénoms de Vorles et Vorlettes !

2 - C'est une église romane !

Oui ! On doit la construction de l'église actuelle à l'évêque de Langres Bruno de Roucy, vers 980, qui y installe un collège de chanoines.

De style roman, on lui ajoute au XVIIe siècle les chapelles du Carmel et de Saint-Bernard. On remanie aussi entièrement la façade, en 1619.

Un détail ne trompe pas : il s'agit des bandes lombardes

En architecture, il s'agit de pilastres en saillie qui ornent, à intervalles réguliers, la façade extérieure d'une église.

Un nom qui illustre l'origine de ces motifs, venus d'Italie du Nord...


Les bandes lombardes de l'église

Les bandes lombardes de l'église | ©Christophe.Finot / CC-BY-SA

3 - Le Sépulcre

L'intérieur abrite un magnifique groupe de statues, le Sépulcre, provenant de l’ancienne église des Cordeliers détruite pendant les guerres de Religion.

Elles ont toutes été réalisées en 1527 par un sculpteur de Châtillon du nom de Dehors.

Un vrai petit chef-d’œuvre à ne pas manquer !

Vous remarquerez que les deux donateurs (Edme Régnier de Romprey et son épouse) se sont fait représenter, au milieu des figures religieuses...


Le Sépulcre

Le Sépulcre | ©Christophe.Finot / CC-BY-SA

Le Sépulcre, détail

Le Sépulcre, détail | ©fourthandfifteen - Flickr / CC-BY

4 - Le miracle de la lactation

C’est dans la crypte que se produit le « miracle de la lactation »...

Bernard de Clairvaux, moine bourguignon entré à l’école des religieux de Châtillon, y reçoit trois gouttes du lait du sein de la statue de la Vierge, devant laquelle il prie.

Une statue connue sous le nom de Notre-Dame-la-Grande ou Notre-Dame-de-Toutes-Grâces, ou encore Notre-Dame-du-Château, à cause du château qui dominait l’église.

C’est la mère de Bernard, Aleth de Montbard, qui place son fils à l’école de Châtillon.

Tous les jours, sur ses recommandations, il se rend dans la crypte pour y prier la Vierge.

L’histoire dit qu’une veille de Noël, le jeune Bernard s’était assoupi un moment dans la crypte, en attendant la messe de minuit. Soudain... le petit Jésus lui apparaît.

Un autre jour, il prie devant Notre-Dame-la-Grande, quand la Vierge se met à bouger une de ses mains, qui tenait Jésus : elle l’amène jusqu’à son sein d’où elle fait jaillir trois gouttes de lait sur la bouche de Bernard !

Sur quoi elle lui tend son fils et lui dit : « Bernard, prend mon fils, le sauveur du monde »...


Notre-Dame-la-Grande

Notre-Dame-la-Grande | ©GFreihalter / CC-BY-SA

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !