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Petite histoire de Saint-Martin d'Ardentes

L'église | Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Eglise paroissiale Eglise Saint-Martin d'Ardentes

L'église

Un vieux temple

L'église date du début du XIIe siècle, à l'époque où, de la protection de l’archevêque de Bourges, elle passe sous celle de l'abbaye de Déols.

Ce n'est pas une construction, mais plutôt une reconstruction ! Car des édifices plus anciens l'ont précédée... dont un temple gallo-romain !

N'hésitez pas à faire le tour de l'église pour aller voir son joli chevet, au bord de l'Indre !

Avant de pénétrer dans le « saint des saints » : déjà, vous remarquez quelque chose ?

Oui, le sol a été surélevé (comme dans les églises de Vouillon et du Magny).

Comme dans beaucoup d'églises romanes berrichonnes, on a une nef unique charpentée flanquée de son transept et terminée par une abside en cul-de-four ; une abside éclairée par 3 jolies baies encadrées de fines colonnes.

Dans la partie basse de la nef, on trouve une arcature aveugle flanquée de chapiteaux.

Chouette déco !

Peintures murales

Dans l'abside, aussi, surprise !

Des restes de peintures murales ont été retrouvés lors de la restauration de l'église en 1994 : mais, on voit les pattes d'un animal !?

On pense du coup que ce sont les symboles des quatre évangélistes...

Sur le mur en face, on a aussi retrouvé une partie d'un petit cheval.

Les chapiteaux

A l'intérieur, n'oubliez pas aussi de lever les yeux : de très beaux chapiteaux du XIIe siècle vous attendent !

Certains ont conservés des restes de polychromie... et montrent de petits personnages à longues barbes, typiques du style roman en Berry !

Sans oublier ces petits poissons allongés : le poisson, symbole chrétien par excellence ?

Les portails

Deux portails à voir : celui à l'ouest surmonté d'une fenêtre et de ses colonnes à chapiteaux sculptés, et celui du nord, le plus beau !

On le reconnaît à sa triple voussure et son très beau décor sculpté.

Le sang des agneaux

On y voit quoi sur ce portail ?

Un certain Hernaud (l'architecte, le maçon, le curé ?) a posé sa signature entre des vers latins et sous un agneau crucifère : cet agneau porte la croix et souvent, a une blessure au flanc dont le sang s'écoule dans un calice... toute une symbolique !

Les vers latins disent : « L'agneau, notre vraie victime par laquelle tu auras ton salut, se fait immoler et exposer sur l'autel. Tu dois attribuer cette œuvre à Hernaud, toi qui franchis ces portes », (vu dans Le Berry, 100 églises, légendes et sites de Didier Dubant).

Bande de cochons !

Mais ce n'est pas fini. Vous voyez les chapiteaux qui surmontent les colonnes de chaque côté de la porte ?

Leurs sculptures symbolisent la lutte du Bien sur le Mal et la victoire du Bien (le Christ). Au programme : un homme accompagné de lions et de bestioles ailées.

Une femme nue entravée par deux diables, un serpent et un crapaud lui suçant les seins... aaah les cochons !

C'est la représentation de la luxure ! Au-dessus, on a de sympathiques modillons à têtes humaines ou animales.

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !