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Petite histoire de Notre-Dame de la Dalbade

La façade | Albertvillanovadelmoral / CC-BY-SA
Eglise paroissiale Eglise Notre-Dame de la Dalbade

Une église toute blanche

Or contre chaux

A l'origine, la Dalbade est un prieuré dépendant de la Daurade.

Si le nom de Daurade vient de deaurata, qui veut dire « couverte d'or », à cause de ses mosaïques magnifiques, celui de Dalbade (dealbata) vient peut-être du fait que ses murs primitifs étaient recouverts de chaux.

D'ailleurs aujourd'hui, ses murs intérieurs sont toujours aussi blancs et contrastent bien avec la brique rouge de sa façade !

Petite forteresse

L'église de la Dalbade a été fondée au XIIe siècle.

Suivent plusieurs reconstructions : après un incendie en 1142 ; en 1501, agrandissement à cause du nombre croissant d'habitants...

On consacre l'édifice actuel en 1548.

Encore une fois, après l'église Notre-Dame-du-Taur, on a encore là une église qui ressemble plus à forteresse qu'autre chose !

Pourtant, un joli portail de style Renaissance vient apporter un peu de légèreté à l'austère façade en brique.

Il date de 1537, réalisé par l'architecte Michel Colin et le sculpteur Tailhand.

Bisbille...

Et puis, en parlant de forteresse, avez-vous remarqué que sur un des côtés de l'église se trouve un mur flanqué de créneaux ?

Hé bien, il servait de défense à l'église en cas d'attaque des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, installés dans leur hôtel tout près de là.

Ca peut paraître bizarre, mais la Dalbade et cet ordre entretiennent alors de très mauvais rapports.

En plus, seul un petit cloître sépare les murs de l'église de la Dalbade du prieuré des Hospitaliers de Saint-Jean !

Clocher de La Dalbade effondré, 1916

Clocher de La Dalbade effondré, 1916 | ©Bibliothèque de Toulouse / Public domain

Un clocher et sa flèche

En ce qui concerne le clocher, il a été achevé vers 1555, avec une flèche réalisée d'après les plans du célèbre architecte Nicolas Bachelier, qu'on connaît bien à Toulouse pour avoir réalisé bon nombre de monuments !

La flèche a connu bien des déboires : détruite au moment de la Révolution, on la remplace en 1882.

Mais alourdie par l'ajout de tourelles, elle provoque la chute du clocher en 1926 !

Il faut dire aussi qu'alors, la pauvre église tombait complètement en ruine...

La chute a entraîné tout l'écroulement de la partie ouest de l'édifice.

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !