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Les voûtes bleu indigo de la cathédrale d'Albi

Quand : 1509 - 1512

Les voûtes de Sainte-Cécile | ©Adalam / Pixabay
Cathédrale Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi

Nous voilà devant les voûtes peintes de la cathédrale d’Albi : 98 m de long sur 30 de large !

Un décor peint réalisé entre 1509 et 1512, à l’initiative de l’évêque d’Albi Louis II d’Amboise.

Regardez ce bleu vif, si profond. Il est d’époque (XVIe s) ! Autant vous dire que ces peintures sont très rares.

De l'indigo, vraiment ?

On a toujours pensé que le bleu des voûtes de Sainte-Cécile d’Albi avait été fait à base d’indigo (du pastel cultivé aux alentours de la ville), de cobalt, ou encore de bleu de Prusse.

Qui ça, « on » ? Ce bon vieil inspecteur des Monuments historiques Prosper Mérimée, dans son Voyage dans le Midi de la France (1835), entre autre.

Mais ni le bleu de Prusse ni le cobalt n’étaient connus en Europe, au moment de l’achèvement de la cathédrale.

Une démonstration, des résultats

Des relevés dès 1860 indiqueront qu’il s’agit de carbonate de cuivre, comme on peut le lire dans plusieurs livres comme Monographie de la cathédrale de Sainte-Cécile d'Albi (Hippolyte Crozes, 1873).

Le chimiste Limouzin-Lamothe et le savant M. Filhol, professeur de chimie à la Faculté des sciences de Toulouse, vont plus loin.

Ils démontrent que l’indigo, substance végétale, ne résiste pas longtemps à la chaleur et au temps. Le cobalt, non plus.

Or on le voit, le bleu des voûtes de Sainte-Cécile est toujours aussi impeccable malgré le temps qui passe...

Il s’agit bien à Albi de carbonate de cuivre, ou « bleu de montagne » ou encore « cendre bleue », « obtenue par la précipitation d’un sel de cuivre par le carbonate ou le bicarbonate potassique » !

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !