This website requires JavaScript.

Petite histoire de l'hôtel Labenche en 5 anecdotes

L'hôtel | MOSSOT / CC-BY-SA
Hôtel particulier Musée Hôtel Labenche

1 - La plus belle !

Ce très bel hôtel a été construit pour Jean de Calvimont, écuyer, seigneur de la Labenche, qui occupe en 1573 les fonctions de greffier et de garde des Sceaux du roi.

Quand Louis XIII passe à Brive en 1632, c'est la plus belle maison de la ville. Il est alors normal qu'il s'y arrête une nuit !

Elle appartient alors à l'époque à François Dumas, « seigneur dudit lieu », entre autres premier président de la Cour présidiale du Bas-Limousin.

2 - L'origine du nom

On pense que ce nom de labenche lui a été donné à cause du lavoir entouré de pierres construit dans les sous-sols de la maison, labenca signifiant « dalle », en patois local !


Le musée

Le musée | ©MOSSOT / CC-BY-SA

3 - Le musée, un piano

L'hôtel est affecté au XIXe s à un petit séminaire, avant d'accueillir dès 1989 le musée municipal d'Art et d'Histoire.

Ne manquez pas la belle cour entourée d'arcades qui sert de promenoir couvert, et, à l'intérieur, un bel escalier et des cheminées Renaissance !

Le musée conserve, entre autres trésors, le piano de style Napoléon III du compositeur Claude Debussy, entré dans les collections en 1989.

4 - Des raretés anglaises

Parmi les collections, de très rares tapisseries du XVIIe siècle, uniques dans un musée en France, de la manufacture anglaise de Mortlake.

Une manufacture éphémère, puisqu’elle a ouvert ses portes en 1620, près de Londres, et les a fermées en 1703.

Le chef-d’œuvre est sans conteste celle intitulée Fête de nuit à la lueur des torches, avec son jeu de lumières incroyable !


Tapisserie « Fête de nuit », manufacture de Mortlake, 1645

Tapisserie « Fête de nuit », manufacture de Mortlake, 1645 | ©Nina 76 / CC-BY-SA

5 - Spoliées...

C’est un article de France 3 Nouvelle-Aquitaine du 16/12/2020 qui nous l’apprend : une des tapisseries de Mortlake exposée au musée, L’Odorat, fait partie des œuvres spoliées pendant la Seconde Guerre Mondiale par les Nazis.

Des avocats allemands contactent le musée en 2016, pour lui apprendre que cette tapisserie pourrait bien ne plus lui appartenir. A qui donc, alors ?

A une famille de marchands d’art de Munich, qui en 1936, se voit contrainte de la vendre aux Allemands.

Rachetée par un anonyme, puis plusieurs fois vendue en vente publique, notamment, une galerie l’achète en 1993.

Un an plus tard, le musée de Brive l’acquiert pour compléter sa collection.

Finalement, on se met d’accord pour une indemnisation de 140 000 euros, et le musée peut garder son bien.

Il était impossible, inconcevable, de séparer cette tapisserie de ses « sœurs » !

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !