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Monet à Giverny en 8 anecdotes

Quand : 1890 - 1926

La maison | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Maison Maison de Claude Monet

1 - Il a d’abord été locataire !

C'est par hasard, en 1883, que le peintre tombe sur le village de Giverny et cette jolie maison rose.

Oui, en regardant par la fenêtre d’un train !

Immédiatement séduit, il décide de s'y installer. Mais voilà !

Monet ne gagne pas encore bien sa vie et ne peut donc que louer, dans un premier temps, la maison de ses rêves.

Une fois fortune faite en vendant ses premiers tableaux, il peut enfin l'acheter pour 22 000 francs, en 1890 !


Salon-atelier

Salon-atelier | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA

2 - L'accueil des Givernois

Monet est plutôt mal accueilli par les habitants, des gens de la terre.

Un artiste-peintre, ça ne leur dit rien, surtout quand celui-ci ne sort jamais de sa tanière.

Et quand il sort, c’est pour à peine les saluer, en grognant...

Lui qui se met à immortaliser les célèbres meules de foin, dès 1890, figurez-vous que les agriculteurs du coin les lui enlèvent, sous son nez !

Alors, Monet payait celui qui voulait bien lui louer ses meules quelques jours, pour les peindre sous toutes les coutures... (Histoires de Vernon-sur-Seine, Giverny et d'alentour, Michel de Decker, 1983)


Chambre de Monet

Chambre de Monet | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA

3 - Une maison et son jardin

L'intérieur de la maison se compose d'un salon de lecture bleu, d'une cuisine, d'une salle-à-manger, d'un atelier où le peintre s'attelle dès 1898 à la réalisation de sa série des Nymphéas.

Commencent alors les travaux d'aménagement du jardin.

Monet achète un terrain supplémentaire en 1893 pour y accueillir un jardin artificiel organisé autour d'un étang : un petit pont japonisant, les célèbres nymphéas qu'il immortalisera en peinture, des bambous…


Salle à manger

Salle à manger | ©Anecdotrip.com / CC-BY-SA


Détail

Détail | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA

4 - Les estampes

La collection d'estampes japonaises de Claude Monet compte 231 gravures !

La plupart datent du XVIIIe siècle : 23 sont signées de la main du grand Hokusai (1760-1849), 48 d'Utagawa Hiroshige (1797-1858), célèbre pour ses Trente-Six vues du mont Fuji.

La petite anecdote raconte comment Monet les découvre au Havre, dans sa jeunesse : on les utilise alors comme simple papier d'emballage !


La cuisine, détail

La cuisine, détail | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA

5 - Giverny lui inspire les Nymphéas

C’est à Giverny que Monet peint ses Nymphéas, en s’inspirant du bassin de nénuphars de son jardin.

Une série colossale de près de 250 peintures, réalisées les 30 dernières années de sa vie.

Monet les réalise tout en souffrant de cataracte...

Une maladie dont il se fait opérer en 1922, alors qu'il est devenu quasiment aveugle.

On lui conseille le port de lunettes, il refuse !

Sa vision des couleurs en sera définitivement altérée. Tragique, pour un peintre…

Et ce qu’il y a de plus dingue, c’est d’observer, sur ces 30 ans, la dégradation de la vue de Monet. Moins de détail, un flou artistique, des teintes parfois folles…


Détail

Détail | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA


Avec ses Nymphéas, Monet veut léguer à la France meurtrie par la Grande Guerre un vent de fraîcheur, de poésie aux Français.

« C’est peu de chose, mais c’est la seule manière que j’ai de prendre part à la victoire », dit-il.

C’est son ami Clemenceau qui le pousse à se faire opérer, pour qu’il puisse achever ses Nymphéas.

Malgré la fatigue, malgré les deuils successifs de son fils Jean, de son épouse Alice...

Et le 17 mai 1927, Clemenceau inaugurait les salles des Nymphéas dans le nouveau musée de l’Orangerie, aux Tuileries.


Les nymphéas

Les nymphéas | © Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA

6 - La vie quotidienne à Giverny

Alice, avec qui Monet se marie dans l’église de Giverny, a d’abord été l’épouse d’Ernest Hoschedé.

Le collectionneur qui le premier, achète la toile Impression soleil levant, en 1874 !

Les deux familles se lient. Monet, lui, est en couple avec Camille.

Il entame pourtant une liaison avec Alice.

Sauf que… Ernest fait faillite, et ruiné, ne trouve rien de mieux que de fuir en Belgique, abandonnant femme et 6 enfants !

C’est comme ça que les deux familles décident de vivre ensemble, en 1878, à Vétheuil.

Jusqu’à la mort de Camille en 1879 et l’installation d'Alice à Giverny, en 1883.

Monet, ses deux enfants, Alice et ses 6 rejetons, hop, tous emménagent ensemble !

Et là... fermez les yeux... imaginez !

Les odeurs de café le matin, du bouillon de poule et de légumes le midi. Le bruit du couteau, tac-tac-tac, qui coupe le céleri. Les piaillements aigus des 8 enfants qui se chamaillent et font des allers-retours…

Le soleil entre partout, dans la maison !

« Quand il fait noir, il me semble que je meure. Je ne pense plus », confie un jour Monet.


Alice Hoschedé et Monet

Alice Hoschedé et Monet | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA

7 - Monet, bourreau de travail !

A Giverny, Monet ne chôme pas : levé à 6 h, il attaque avec un petit déjeuner à base d’andouillette grillé et de vin blanc.

Une clope et hop, au boulot !

Une pause à midi (interdiction pour Monet le gourmet d’être en retard à table) et à 14 h, rebelote au boulot jusqu’à 19 h.

Claude Monet, une vie au fil de l'eau (Frédéric Martinez, éd Tallandier) raconte :

« Il ne faisait que deux choses : travailler et vivre. Il avait d’abord travaillé pour vivre, y parvenant à peine. Puis il avait ensuite vécu pour travailler. »


Jolie vue !

Jolie vue ! | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA

8 - Monet meurt à Giverny

Monet meurt dans sa maison de Giverny, le 5 décembre 1926, à 86 ans.

Veillé par son fidèle ami de toujours, George Clemenceau.

Celui-ci, lors de l’inhumation, enlève le drap noir qui recouvre traditionnellement le cercueil, et crie : « Non ! Pas de noir pour Monet, le noir n’est pas une couleur ! »

Il dépose à la place un joli tissu « aux couleurs des pervenches, des myosotis et des hortensias »...

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !