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Les amants mystérieux du palais Jacques-Coeur

Le cul-de-lampe | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Hôtel particulier Palais Jacques Coeur

La salle des Trésors

Se conservaient ici tous les précieux documents et archives... Donc, pas de risque à prendre avec les incendies, on bannit le bois, bien sûr.

On appelle aussi cette pièce chambre des Angelots, au XVe siècle... à cause de tous ces petits anges sur les culs-de-lampe !

Mais ce qui intrigue ici, c'est bien le cul-de-lampe représentant une scène mystérieuse…

Détail

Détail | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA

Le cul-de-lampe des amants

Tristan et Iseut

La scène montre une femme en tenue de reine, allongée, qui fait signe à l’homme de la suivre. Lui paraît prudent, et semble refuser.

Serait-ce Tristan et Iseult ?

Tristan rejoint clandestinement Iseult dans son jardin, allongée dans l’herbe, avec sa belle robe et sa couronne sur la tête.

C'est un verger, car si on regarde bien, on voit trois grands arbres dont un porte des fruits, des pommes.

Oncle, chouette et fou

Sauf que l'oncle du jeune homme, le roi Marc, veille au grain !

Il surveille les deux amants du haut d'un arbre.

Tristan voit la tête du roi, âgée, barbue, portant une couronne, se refléter dans la rivière et s'apercevant qu'ils sont épiés, parle à sa belle avec des mots choisis...

On voit une chouette dans l'arbre : la scène se passe de nuit. Et aussi un fou, avec sa marotte dans la main.

Jacques, Agnès, Charles...

Certains historiens ont vu Jacques Coeur en Tristan s'avançant vers une dame endormie, Agnès Sorel (Iseult), qui fait le geste de retirer la couronne qu'elle porte sur la tête... et le roi Marc, c’est Charles VII, qui les épie.

Étrange ! On attribue souvent cette sculpture au fils de Jacques, Geoffroy.

Et cette sculpture serait en lien avec le fait que Jacques a été accusé de l’empoisonnement de la belle Agnès Sorel, la maîtresse du roi Charles VII, rapporte M. Hazé dans Notices pittoresques sur les antiquités et les monuments du Berry (1834)...

L'innocence de Jacques Coeur ?

Assassinat mais aussi adultère, disent les ragots !

Agnès aurait fait du gringue à Jacques (elle le connaissait bien, il lui ramenait les plus belles pierres précieuses de ses voyages), qui par respect pour son roi, aurait décliné ses avances.

Mais les ragots avaient déjà fait leur boulot : tout le monde ne parlait plus que de ça...

Alors, la famille de Jacques aurait fait sculpter ce bas-relief pour montrer l’innocence de Jacques.

Pour ajouter au mystère, le bas-relief semblait avoir été caché volontairement, derrière une grosse armoire installée là depuis l’aménagement de la salle.

Plus une lourde porte de fer qui gardait l’entrée de la pièce...

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !