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Le jour où un chanoine bourguignon donna son nom au kir

Kir, image d'illustration | ©Daria Nepriakhina / Pixabay
Maison Inventeur et créateur Maison natale du chanoine Kir

Rendez-vous devant la maison natale du chanoine Félix Kir, pour évoquer ensemble le célèbre apéritif bourguignon !

Le kir, késaco ?

Le kir. L’apéritif bourguignon par excellence !

On le prépare avec de la crème de cassis et du vin blanc : pas n’importe lequel, malheureux ! Du bourgogne aligoté, s’il-vous-plaît.

La crème du petit fruit bien sucré et typiquement bourguignon permet d’adoucir l’acidité de l’aligoté.

Il tient son nom d’un homme, un Bourguignon : le chanoine Kir !


Maison natale du chanoine

Maison natale du chanoine | ©Claire Jachymiak / Wikimedia Commons / CC-BY-SA

Une histoire d'apéritifs à la mairie...

Félix Kir naît en 1876 à Alise-Sainte-Reine, dans une famille d’origine alsacienne.

Sa maison natale se trouve toujours au numéro 20 de la rue de l’Hôpital, où une plaque commémorative a été apposée.

Prêtre séculier, chanoine, résistant, il devient député-maire de Dijon de 1945 à 1968 (année de sa mort).

Et c’est là le rapport avec notre apéritif ! Lequel, me direz-vous ?

Hé bien, cela faisait déjà plusieurs décennies (1904, plus précisément) qu’un maire de Dijon, Henri Barabant, faisait servir à ses invités un verre de vin blanc de Bourgogne aligoté.

Bien moins cher que le traditionnel champagne, il faut le dire ! Sauf que ce vin blanc est bien trop amer !

Quoi de mieux que de l’adoucir en l’agrémentant de crème de cassis typiquement bourguignonne.

C’est la naissance du blanc-cassis. Une recette, qu’en fait, le maire Barabant avait piqué à un garçon de café du Montchapet, un bar de Dijon...

Mais le nom de kir, alors ? C’est en 1951 que la maison Lejay-Lagoute (créateur de la crème de cassis en 1841) utilise le nom Kir (avec autorisation du chanoine) pour parler de ce blanc-cassis, dans ses réclames.

Court, facilement mémorisable, le nom sonne bien, effectivement ! Ça y est, en tous cas : le kir venait de naître.

Le nom entre dans le Larousse en 1976. Il avait déjà eu le temps de faire le tour du monde !


Buste de Kir à Alise-Sainte-Reine

Buste de Kir à Alise-Sainte-Reine | ©Patrick / Flickr / CC-BY-SA

Où d’autre voir le chanoine Kir ?

Il a sa statue à Bèze, où il a été curé ; un buste dans une niche de l’église Saint-Léger, à Alise-Sainte-Reine ; une stèle au bord du lac qui porte son nom, aux portes de Dijon, et qu’il inaugure en 1964.

Sa tombe existe toujours : elle se trouve au cimetière d’Alise-Sainte-Reine, sa commune de naissance.

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !