La vie brisée (mais hors normes) d'Auguste de Marhallac'h

De 1808 à 1891

Le châteauLe château | ©Moreau.henri / CC-BY-SA

Le Breton amoureux

Ce petit château médiéval sur les bords tranquilles de l'Odet est acheté par Jean-Charles de Marhallac'h en 1774.

Le paternel d’Auguste. Auguste ? Auguste-Félix du Marhallac’h, qui hérite du Pérennou et s’y installe en 1830 !

Marhallac’h, c’est un nom bien breton, ça, non ? Oui, un Breton, mais avec une vie pas banale du tout...

Il devient prêtre sur le tard, après un chagrin insurmontable !

Auguste naît en 1808 à Quimper.

Après des études de droit et de médecine, le voilà administrateur de l’hôpital de Quimper.

Mais Auguste, ce qui le botte, c’est l’art et l’histoire.

D’ailleurs, pendant un petit voyage culturel outre-Manche, il rencontre sa future femme, Mélanie Harrington.

Et à leur retour en Bretagne, leur vie ressemble à un petit paradis sur terre.

Auguste dirige les fouilles d’une villa romaine découverte dans le parc du Pérennou et Mélanie organise de belles fêtes où déboule tout le gratin local.

Un cœur mort ?

Malheureusement, Auguste les perd tous. Tous. Sa Mélanie, leurs trois enfants en bas-âge.

On est en 1845.

Sa vie vient de s’achever. Brutalement.

Du coup, il laisse tout tomber pour se faire prêtre en 1851, devenant recteur sur l’archipel des Glénans, au large de Concarneau.

Il n’y a rien que de la lande à perte de vue, rien : il y fonde une petite chapelle.

Autant vous dire que les conditions de vie sont terribles. Imaginez...

Pluie. Vent qui rugit. Ciel délavé, infini de tristesse. Un gris et une tempête qui font écho à son cœur mort depuis longtemps ?

Auguste meurt bien âgé au Pérennou, en 1891. Pour enfin retrouver sa Mélanie et ses enfants...

Et comme il n’a pas de descendants, il confie son château à sa petite-nièce Marie, qui épouse en 1891 un du Broc.

La famille de Bertrand du Broc, le skipper, le garde jusqu’en 2014.

Source

  • Abbé Rossi. Notice sur Mgr du Marhallac'h. 1891.