Gimel-les-Cascades et les trésors de Saint-Pardoux

La châsseLa châsse | ©Accrochoc / CC-BY-SA

Gimel-les-Cascades ! Petit village de 700 habitants situé non loin de Tulle, qui doit son nom aux nombreuses petites cascades qui y ruissellent.

Allez, venez : entrez dans son église Saint-Pardoux (15e siècle)...

On ne dirait pas, comme ça, mais elle abrite deux magnifiques trésors... que l'on trouvait autrefois dans la petite chapelle voisine, Saint-Étienne de Braguse, aujourd'hui disparue.

La châsse de Gimel

Le premier est une châsse du 12e siècle, réalisée à Limoges.

Je vous assure que vous ne verrez jamais un aussi beau chef-d'œuvre !

Les couleurs éclatantes, le dessin très fin et détaillé des personnages, la technique très poussée font de la châsse de Gimel une pièce exceptionnelle.

En forme de maison, elle représente d'un côté le martyre de saint Étienne.

De l'autre, les représentations de saint Jean, saint Pierre, saint Paul et saint Philippe.

Au-dessus figurent des anges dans des médaillons.

Tous les personnages sont émaillés sauf les visages, qui sont en reliefs.

Le reliquaire mesure 28 cm de long sur 11 de large et 25 de haut.

Des pommes surmontaient le tout autrefois, seule une reste aujourd'hui au milieu.

Une petite porte avec sa serrure se trouve sur le côté.

Reliquaire de DumineReliquaire de Dumine | ©MOSSOT / CC-BY-SA

Le reliquaire de Dumine

Et maintenant, l'autre trésor : le reliquaire de saint Dumine, du début du 15e siècle.

Le buste (grandeur nature) est en argent repoussé, sauf les cheveux et la barbe qui sont dorés.

Sur la poitrine, on peut voir 4 écussons, ceux des Gimel (« burelé d'argent et d'azur, à la bande de gueules brochant sur le tout ») et des familles alliées, probablement les donateurs du reliquaire.

Les vicomtes de Turenne, entre autres (avec le mariage du comte Pierre-Roger de Beaufort et de Blanche de Gimel en 1432), « d'argent à la bande d'azur, accompagnée de six roses de gueules. »

Et qui dit reliquaire dit relique ! Celui-ci renfermait autrefois le crâne du saint...

Sources

  • Charles de Linas. La châsse de Gimel (Corrèze) et les anciens monuments de l'émaillerie. 1883.
  • Ernest Rupin. L'œuvre de Limoges. 1890.