George Sand et le château de Sarzay

Le châteauLe château | ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA

Le temps a passé, depuis la mention en 1348 des premiers seigneurs de Sarzay, les Barbançois, et depuis la construction du château au début du 15e siècle !

La forteresse sombre pourtant dans l'oubli, au cours du 18e siècle. Pire, au 19e siècle, il frôle la ruine : les tours de l'enceinte sont arasées, les fossés comblés...

C’est à cette époque que George Sand, la Berrichonne la plus célèbre (qui aime décrire son Berry dans ses œuvres), se sert du château de Sarzay comme cadre à son roman Le Meunier d’Angibault (1844).

Si le moulin d’Angibault existe bel et bien, elle transforme le nom du château de Sarzay... qui devient château de Blanchemont. Pourquoi ? Mystère !

Surtout que sa description de la forteresse est très reconnaissable :

« La petitesse des portes, la rareté des fenêtres, et les nombreux débris de murailles et de tourelles qui lui servaient d’enceinte, signalent un temps de méfiance où l’on se mettait encore à l’abri d’un coup de main. C’est un castel élégant, un carré long renfermant à tous les étages une seule grande pièce, avec quatre tours contenant de plus petites chambres aux angles, et une autre tour sur la face de derrière servant de cage à l’unique escalier. »

George met bien l’accent sur l’état déplorable du château, à l'époque, transformé en ferme :

« D’énormes monceaux de fumier laissaient échapper des ruisseaux immondes qu’on faisait écouler vers les terrains inférieurs pour réchauffer les légumes du potager. [...] Les débris de la vieille toiture du château étant restés épars sur le sol, on marchait sur un champ de tuiles brisées. »