This website requires JavaScript.

Comment Voltaire a bien failli mourir (2 fois) à Maisons

Le château | Moonik / CC-BY-SA
Château Accident Voltaire Château de Maisons

L’arrière petit-fils de René de Longueil, Jean-René, fait installer un laboratoire de chimie (il obtient un superbe bleu de Prusse) et un jardin pour plantes rares.

On dit qu’il sort de ce jardin le « seul café qui ait pu venir à maturité en France » !

Il reçoit aussi du beau monde. Voltaire, par exemple, en 1723. Et il lui arrive de ces choses, à celui-là !

A peine arrivé, il attrape la petite vérole et manque de mourir.

Il fait son testament, appelle le curé, mais le médecin le guérit avec des litres de limonade !

Sur quoi il décide de quitter Maisons.

A peine a-t-il quitté sa chambre que le plancher se met à brûler : les appartements en dessous se consument !

La cause du brasier ? Une poutre au-dessus de la cheminée de la chambre de Voltaire, qui s’enflamme lentement avant que le feu n’éclate à son départ.

Notre philosophe se sent responsable... Il écrit :

« Je n’étais pas la cause de cet accident, mais j’en étais l’occasion malheureuse. J’en eus la même douleur que si j’en avais été coupable. »


Jean-René meurt d’une petite vérole foudroyante à 32 ans. Et la lignée des Longueil s’éteint.

À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !