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Buillon, la dernière demeure du peintre James Tissot

Quand : 1897 - 1902

Tissot par Carjat | ©Paris Musées - Musée Carnavalet / CC0
Château Château de Buillon

Rencontre avec le peintre aux 300 tableaux James Tissot, qui malgré son prénom, est un Franc-Comtois pur-jus, mort dans l’écrin de verdure du château de Buillon, en 1902...

Sa mort

James Tissot s’enferme au château de Buillon pour se consacrer à un gigantesque travail sur l’Ancien Testament.

Il ne terminera jamais son œuvre. Il meurt à Buillon le 3 août 1902, à l’âge de 66 ans.

Le Journal du 10 août 1902 raconte :

« Il avait travaillé jusqu’en ces dernières semaines, acharné, avec la méticulosité et le souci de précision dont il fit preuve toute sa vie, à des œuvres depuis longtemps achevées, et qu’il ne se résignait pas à abandonner, comme s’il eut deviné qu’elles devaient être les dernières. Terrassé par la fatigue et la maladie, il s’endort après le dernier coup de pinceau... »


Waiting (In the Shallows), 1873

Waiting (In the Shallows), 1873 | ©Sharon Mollerus / CC-BY

Le château

C’est dans une boucle de la Loue, claire et fraîche, que se dressaient les toits roux de l’abbaye Notre-Dame-de-Billon.

Ne la cherchez plus : à sa place, le château des Tissot l’a remplacée.

C’est Marcel Tissot, un Franc-Comtois drapier qui a fait fortune à Nantes, qui fait construire un château dans sa région d’origine.

Un de ses fils, James Tissot, y vit à la fin de sa vie et fait aménager le parc : on voit toujours la tour en ruine dans le style médiéval, le moulin et le pavillon d’entrée.


Le château

Le château | ©JGS25 / Wikimedia Commons / CC-BY-SA

James Tissot

Le petit Jacques-Joseph était né tout à côté de l’ancienne abbaye, dans ce village de Chenecey-Buillon, accroché dans une jolie boucle de la Loue, rivière limpide et cristalline, entourée de montagnes couleur de mousse.

Ce n’est pourtant pas là qu’il passe la majeure partie de son existence, lui qui va devenir James, après des décennies de vie en Angleterre.

Il va devenir le peintre de la belle société mondaine de la fin du Second Empire, s’installant à Londres, en 1871.

Le peintre des dames élégantes dans leur jardin, à bord de bateaux, au bal, dans des robes dernier cri... on entendrait presque froufrouter la soie !


In Full Sunlight (En plein soleil), 1881

In Full Sunlight (En plein soleil), 1881 | ©The Metropolitan Museum of Art / CC0


Le peintre se passionne aussi pour l’art chinois et japonais, à la mode alors : sa Japonaise au bain fascine le public autant qu’elle le provoque.

Les détails de ses compositions, de ses décors, sont criants de vérité : le bois, le tissu, la lumière, tout est palpable, chaud ou froid, dur, lisse, moelleux, en un clair-obscur fabuleux… et ces couleurs flamboyantes !

Pourtant dès 1888, il se consacre uniquement à d'austères sujets religieux.


Seaside (July: Specimen of a Portrait), 1878

Seaside (July: Specimen of a Portrait), 1878 | ©Cleveland Museum of Art / CC0


À propos de l'auteure

Vinaigrette
Passionnée par les balades et par l'Histoire, grande ou petite... pleine de détails bien croustillants, si possible !