Une vie de miracles : 5 anecdotes sur saint Maurice Duault et l’abbaye de Carnoët

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Les ruines - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Les ruines - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Abbaye Saint-Maurice de Carnoët Abbaye Cistercien Miracle

Découvrez qui se cache derrière Maurice Duault, le fondateur de l'abbaye de Carnoët !

1 - Le petit Maurice et les corbeaux

Maurice Duault, naît vers 1115 en Bretagne, dans un coin reculé du Morbihan.

Déjà tout petiot, Maurice fait parler de lui.

Il est déjà maître ès miracles : ses parents, des paysans, le chargent de protéger leur champ, fraîchement ensemencé, de la voracité des corbeaux, qui ne tardent pas à se pointer.

Maurice leur ordonne de le suivre, les piafs obéissent !

Après des études à Pontivy et Paris, il devient abbé de l’abbaye de Langonnet, en 1147. Il y restera 30 ans !

L’enfant du pays devient saint populaire en Bretagne : on conserve son reliquaire à quelques kilomètres l'abbaye, dans l’église de Clohars-Carnoët.

2 - La fondation de l'abbaye de Carnoët

Littéralement perdue au milieu de la nature, voilà l'abbaye de Carnoët, sur les bords paisibles de la Laïta.

A marée basse, des échassiers aux longues pattes viennent picorer la vase couleur d’huître. Prenez une bouffée d'air ! Ca sent bon l'iode.

Imaginez, au XIIe s, une nature hostile, une forêt dense et sombre où les loups pullulent… la terre porte alors le nom celte de Staernadri, la « vallée aux serpents » !

C’est pourtant là que Maurice décide de fonder son abbaye, en 1177, accompagné de 12 moines de Langonnet. Maurice a 60 ans : il a passé 30 ans comme abbé, à Langonnet.

Les voilà qui se mettent à défricher les broussailles, à assécher les marais... imaginez le boulot !

Finalement, la nature n'est pas si inhospitalière que ça. L'eau leur apporte la vie, la forêt une source de nourriture abondante.

Une autarcie parfaite qui s'accorde tout à fait avec la vie monastique faite d'isolement, de prière et de travail manuel !

3 - Saint Maurice et les rats

Maurice accomplit moult miracles, ici même. Une de ses spécialités ? Chasseur de rats !

Oui, l’abbaye de Carnoët se retrouve un jour envahie de rats, qui venaient la nuit grignoter les fils des vêtements des moines, et surtout, leurs chaussures.

Maurice arrive à la rescousse et dit : le mieux, c’est de garder ses chausses la nuit, au lit.

Seulement la nuit, les rats viennent ronger jusqu’à la semelle les grolles de l’abbé !

Les moines disent stop. Maurice maudit les rongeurs gloutons, tant et si bien qu’on voit le jour même débarquer deux grands corbeaux... qui fondent sur les rats !

Après les avoir occis, ils les emmènent même plus loin pour faire du propre...

4 - Des moines et du vin

Vous voulez un autre miracle accompli par saint Maurice ?

Je peux vous citer celui du navire venant de l'île de Groix, qui passe un jour devant l'abbaye, sur la Laïta.

Les moines hèlent le capitaine, lui demandent une lichette de vin.

Hélas, plus une goutte à bord ! Ne reste que de l'eau, que les matelots montrent aux religieux...

Aussitôt, la flotte insipide se change en vin... qu'on distribue généreusement aux moines !

5 - La mort de Maurice

Maurice vit 15 années dans son abbaye de Carnoët, pour y mourir vers 1191. Paisiblement.

Mais les miracles continuent, même le jour de sa mort !

L'enflure !

Tenez : au moment où Maurice pousse son dernier soupir, un moine gravement malade a le ventre tout enflé. Patience... Maurice lui avait prédit sa guérison !

Aussi, le moine dit tout bas : « Vous vous êtes engagé, il faut que vous me payiez votre dette après votre mort. » Soudain, l’enflure diminue, puis disparaît.

Le mordeur

Les guérisons soudaines se produisent sur son tombeau, aussi, comme ce jeune homme possédé qui mord tout ce qui bouge : on l'allonge sur la tombe, et hop, il guérit !

La truie malmenée

Même les animaux profitent des bienfaits de saint Maurice : une pauvre veuve n’avait que sa truie pour seul bien.

Mais la bête était entrée dans le champ du voisin. Craignant qu'elle ne piétine ses récoltes, il lui avait donné une volée de coups.

Sa maîtresse, en pleurs, promet à saint Maurice un des petits de sa truie en piteux état, s’il la guérit.

Aussitôt, la truie se relève de ses blessures et se met à manger... Elle eut 7 petits, dont un qui portait une tache au cou, signe que Maurice se l’était réservé…


Et encore !