Une mort tragique, un voeu solennel...

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L'entrée - ©Moonik / CC-BY-SA L'entrée - ©Moonik / CC-BY-SA
Musée Nissim de Camondo Musée

En 1870, Nissim de Camondo acquiert l'hôtel particulier du 63 rue Monceau. 40 ans après, son fils Moise, riche banquier, en hérite. Celui-ci, qui se passionne pour l'art du XVIIIe siècle, va réaliser son rêve : faire construire un bâtiment de style XVIIIe pour abriter sa collection d'objets d'art. A la fin de l'année 1910, l'hôtel familial est détruit, seuls sont son conservés les communs. L'architecte René Sergent s'inspire du petit Trianon à Versailles. L'aménagement du jardin est confié à Duchêne : parterres à la française près du bâtiment, jardin à l'anglaise en bordure du parc Monceau. On préserve l'intimité de la famille de l'indiscrétion des promeneurs du parc par une haute haie d'arbres.

Moise surveille la décoration intérieure et les travaux jusqu'à sa mort en 1935. Ses dernières volontés disent qu'il lègue son hôtel au musée des arts décoratifs « tel qu'il sera au moment de mon décès. Il sera donné à mon hôtel le nom de Nissim de Camondo, nom de mon fils auquel cet hôtel et ses collections étaient destinés. La reconstitution d'une demeure du XVIIIe siècle doit servir dans ma pensée à conserver en France, réunis en un milieu spécialement approprié à cet effet, les plus beaux objets que j'ai pu recueillir de cet art décoratif qui a été une des gloires de la France, durant cette période que j'ai aimé entre toutes ».


Et encore !