Un siège pendant la Fronde, au château d'Hérisson

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Le château - ©Yvon Toucassé / CC-BY-SA Le château - ©Yvon Toucassé / CC-BY-SA
Château d'Hérisson Château

On remonte le temps, venez ! Jusqu’à la Fronde, en 1651, vous savez ?

La rébellion des nobles contre un Louis XIV encore ado, un peu partout en France. Même à Hérisson, au coeur de l'Allier...

Un certain Ducreux commande le château pour le roi, en 1650, quand François de Persan, un Frondeur, assiège Hérisson.

En vain, bien sûr ! Hé, le château a toujours résisté, ça ne va pas changer...

Mais on a une idée, du côté des Frondeurs. Une idée trouvée par Simon de Bris, un seigneur du coin, qui fait part de son idée à Persan.

Il suffit de venir dans la ville avec quatre soldats cachés dans quatre grands coffres, le tout chargé dans des charrettes.

On fait passer 3 autres soldats pour des paysans, et on profite d’une pluie épaisse pour demander à entrer dans le château, pour abriter leur charrette.

Une fois dedans, la ruse fonctionne, terrible. Moui, un peu comme le cheval de Troie : les coffres s’ouvrent et libèrent les 4 soldats armés jusqu’aux dents !

Sauf qu’à 4 contre toute une garnison, c’est débile. Ils se font tous tuer, Bris y compris.

Du renfort accourt même de la ville, quand on entend les cris de putois des assiégeants.

Persan, planqué près de là, attend le signal de Bris pour venir à la rescousse. Mais comme ledit Bris vient de se faire zigouiller, il attend, attend...

Le maréchal de Saint-Géran et son armée royale reprennent finalement la forteresse d’Hérisson et la font démanteler.

Saint-Géran pendra le corps de Bris, après lui avoir coupé la tête : pour la ficher sur une pique, plantée sur la plus haute tour du château d’Hérisson !

N.B. : On a vu cette histoire dans La Loire historique pittoresque et biographique (vol 2), de Georges Touchard-Lafosse.


Et encore !