Tous les petits secrets des seigneurs de Brancion

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Fresque, Brancion - ©Christophe.Finot / CC-BY-SA Fresque, Brancion - ©Christophe.Finot / CC-BY-SA
Château de Brancion Château Josserand IV de Brancion Croisades Fantôme

La saga des Brancion

La famille de Brancion (aussi connue sous le nom de Gros) compte de puissants seigneurs et de braves gaillards ! On les connaît depuis le Xe s. Ils sont croisés, évêques (comme Liébaud III à la fin du Xe s, évêque de Mâcon) ou prieurs de Cluny comme Josserand et son frère Bernard au XIIe s.

Bernard sur son âne

Bernard Ier de Brancion, lui, devait peut-être avoir des choses pas vraiment jolies sur la conscience... car le voilà qui se lance dans le pèlerinage jusqu’à Rome ! Oui, mais il meurt en chemin.

Avant ça, il avait cherché des noises à l’abbaye de Cluny : il avait été très vilain, aussi le pape lui colle un anathème (réprobation religieuse). Ah, mais ça va pas, ça ! Se sentant vieillir, voulant réparer le mal qu'il a fait, Bernard court supplier l’abbé de Cluny : qu’on lui enlève ce blâme, et fissa ! Mais l’abbé ne peut pas, il faut qu’il aille directement à Rome faire sa demande. Bernard meurt en route, donc.

Et plusieurs années plus tard, l’abbé, qui se promenait dans la forêt bourguignonne, voit Bernard apparaître devant lui, sur un âne ! Son fantôme lui dit qu’il a fait plein de choses pas jolies-jolies dans sa vie, certes, mais que maintenant il veut le pardon de l’abbé de Cluny pour s’en aller en paix... Ca, c’est Pierre le Vénérable qui le raconte dans son livre De Miraculis.

Josserand en croisade

Tagada, voilà Josserand IV qui déboule au galop ! Le sieur part avec ses fils en croisade avec le roi saint Louis en 1248. Il va mourir là-bas, au siège de Mansourah... Josserand, c’est un grand seigneur, riche, puissant, à qui rien ne résiste, « l’un des meilleurs chevaliers qui fut en l’ost », dit Joinville. On peut voir son gisant dans la petite chapelle du village de Brancion.

Lui et son fils se ruinent aux croisades (oui, partir faire la guerre, ça coûte un bras) : du coup, celui-ci doit donner le château au duc de Bourgogne Hugues IV en 1259...

Une porte parisienne pour Brancion

Dites donc ! Vous saviez qu’au XIXe s, on trouve encore un descendant des Brancion ? Oui, un certain Rattier de Brancion, colonel tué à la bataille de Sébastopol... eh, le Brancion de la porte parisienne du même nom (15e arr), c’est lui !


Et encore !