Topinambours et bonnes manières font bon ménage à Chambord

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François Ier, Chambord - ©Hélène Rival / CC-BY-SA François Ier, Chambord - ©Hélène Rival / CC-BY-SA
Château de Chambord Château Château de la Loire François Ier

Commencé en 1523 pour François Ier sur les plans supposés du Primatice (on murmure même le nom de Léonard de Vinci, protégé du roi), Chambord nécessite 1800 ouvriers. Rien n'est trop beau pour le jeune roi, âgé de 25 ans, qui désire plus que tout asseoir son pouvoir, symbolisé par cette véritable demeure d'apparat : haute de 56 m, 156 m de large, 365 chambres (autant de cheminées) !

François Ier, sur ses 40 ans de règne, n'y viendra... qu'une quarantaine de jours. Mais alors, il faut voir le luxe qui accompagne ses déplacements ! A cette époque, on est mobile, on amène ses meubles partout avec soi, voilà pourquoi le château de Chambord paraît bien vide aujourd'hui. Tapisseries, coffres et lits constituent tout le mobilier. Et puis, on est à l'époque de la Renaissance, que diable !

Un traité italien de bonnes manières, Le Courtisan, écrit par un certain Castiglione, fait fureur à la Cour de France. A Chambord, on applique ce livre à la lettre : à table, huîtres, melons italiens, topinambours et pâtés de héron figurent au menu. On se lave les mains, on mange « proprement »...


Et encore !