Sainte-Réparate : accident fatal et explosion

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L'intérieur - ©Finoskov / CC-BY-SA L'intérieur - ©Finoskov / CC-BY-SA
Cathédrale Sainte-Réparate Cathédrale Accident

La chapelle primitive dédiée à Notre-Dame a été fondée en 1060 grâce à un certain Raimbaud Rostaing. C'est lui qui fait don des reliques de Réparate, qu'il avait ramené de Florence. Les moines de l'abbaye de Saint-Pons, à qui appartient l'église, la cèdent au chapitre en 1531 en échange de l'église Saint-Jacques (actuelle église de l'Annonciation), pour la construction de la nouvelle cathédrale. Elevée au rang de cathédrale en 1531, elle bénéficie d'un petit coup de jeune au milieu du XVIIe siècle : 1650, pour être précis !

L’architecte niçois Guiberto dirige le bon déroulement du chantier, sous la houlette de l'évêque Désiré de Pallétis. Un évêque qui meurt d'un bête accident un jour de 1658 ! La voûte de la cathédrale, alors en travaux, lui tombe tout bonnement dessus ! Mais il ne meurt pas tout de suite : tout chamboulé, il trébuche, tombe plusieurs fois sur des clous et des poutres qui se trouvent là. Blessé, transpercé de toute part, il meurt quelques heures plus tard... Pauvre Pallétis ! Pauvre voûte, aussi : rien ne lui sera épargnée !

En 1705, au moment du siège de Nice, une bombe vient la transpercer et explose au milieu des fidèles réunis là pour la messe... Le dôme (avec ses 15 000 tuiles vernissées) date du XVIIIe siècle, la façade du XIXe siècle, dans le style baroque : dessus, vous reconnaîtrez peut-être la statue de sainte Réparate et à côté la statue de saint Bassus. De chaque côté de l'entrée, on a saint Pons et saint Siagrius, fondateur du monastère de Saint-Pons.


Et encore !