Saint-Etienne de Déols et sa Vierge sanglante

Vinaigrette 0
Autel de N.-D. de Déols - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Autel de N.-D. de Déols - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Eglise Saint-Etienne de Déols Eglise paroissiale Miracle Légende

La Vierge sanglante

L'une des verrières représente le miracle de Notre-Dame-de-Déols : voilà ce que dit la légende. Nous sommes en pleine guerre entre Philippe Auguste et le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt. En mai 1187, des soldats jouent aux dés devant l'église, sous le regard de la statue de la Vierge à l'Enfant placée sur le portail.

L'un d'eux, mauvais perdant, se met dans une rage folle, blasphème, s'emporte, aperçoit la statue et s'en va jeter une pierre dessus ! Celle-ci tombe et le bras de Jésus se casse. Aussitôt le sang jaillit de la « blessure » et le soldat s'écroule... raide mort.

Vous savez quoi ? Le bras, précieuse relique, a été ramassé par dit-on Jean sans Terre, et placé par lui dans une église... en Angleterre ! En tout cas, à Déols, on crie au miracle. Les infirmes accourent recueillir quelques gouttes du liquide et sont guéris ! L'église conserve la copie de la statue de la Vierge, disparue depuis, et quelques tableaux sur le miracle.

L'église

Construite à l'emplacement d'une nécropole gallo-romaine, l'église romane se reconnaît entre mille avec son clocher imposant (inachevé ?) du XVIe siècle et sa façade du XIIe siècle. Les bas-côtés ont été ajoutés au XVe siècle.

Autrefois dédiée à Saint-Ludre, elle reçoit au XIIe siècle son nom actuel de Saint-Etienne. Elle se trouve sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et accueille encore aujourd'hui de nombreux pèlerins.

Détruite par les bombardements qui touchent l'usine Bloch en mars 1944, l'église perd tous ses vitraux : le verrier basque Carl Mauméjean réalise ceux qu'on voit aujourd'hui vers 1930. Un seul vitrail a été reproduit à l'identique ! Celui de l'Annonciation.


Et encore !