Saint-Denis-de-Jouhet et ses vitraux médiévaux les plus anciens de l'Indre

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Un des vitraux - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA Un des vitraux - ©Anecdotrip.com / CC-BY-NC-SA
Eglise Saint-Denis de Saint-Denis-de-Jouhet Eglise paroissiale

L'église

Saint-Denis, premier évêque de Paris mais surtout protecteur des rois de France... Alors, retrouver Denis en Berry, c'est clairement montrer les liens qu'il a pu exister entre le Berry et l'Ile-de-France, ancien domaine royal !

Mentionnée pour la première fois en 1102 comme possession des chanoines réguliers de l'abbaye d'Aureil (87), l'église actuelle a été reconstruite à la toute fin du XIIe s, après un incendie qui a détruit l'église initiale du XIe s.

Le clocher octogonal a été ajouté bien des siècles après. Les travaux ont commencé avec le chevet plat, poursuivis au XIIIe s avec la partie sous le clocher. Les deux chapelles latérales ont été ajoutées au XVe s.

Les vitraux

Des antiquités

Allez, allez, on se dirige vers le chevet, tout au bout de l'église, oui... Là, surprise de taille, qu'on ne soupçonne même pas dans une petite église de campagne.

Des vitraux de la toute fin du XIIe, début XIIIe s, ce qui en font les vitraux les plus anciens de l'Indre ! On en compte deux, ceux de droite et de gauche (celui du milieu a été remplacé bien après).

Déjà, vous remarquez quelque chose ? L'étroitesse des baies, oui... qui rappelle qu'à l'époque romane, tout le poids de la voûte repose sur les murs. Pour éviter de les fragiliser davantage, on perce donc les plus petites ouvertures possibles !

Sur le gril !

Mais revenons aux vitraux. Ils illustrent des épisodes de la vie de saint Denis, dans des médaillons. On voit pêle-mêle la prédication de Denis (on lit ST DIONISIVS et POPULUS), Denis devant le Gouverneur (SISINIVS), sa décollation, le saint déposant sa tête sur l'autel.

Ensuite sur le premier vitrail on voit Denis et les animaux sauvages, Denis au supplice, le saint en train de brûler sur un gril (CATASTA).

Ces deux vitraux ont été restaurés en 2002, mais ont gardé leur aspect très médiéval ! Celui du milieu, reconstitué au XIXe s, montre le saint communiant, le saint dans l’arène, dans la fournaise puis en train de baptiser un fidèle.

Jugement dernier

Au-dessus, ne manquez pas la grande rosace représentant le Christ du Jugement Dernier : il ne date pas du Moyen-Age mais porte la signature du maître-verrier de Tours Lucien-Léopold Lobin (moitié du XIXe s) !


Et encore !