Saint Céneri dévoile ses supers pouvoirs

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La Sarthe à St-Céneri - ©Ikmo-ned / CC-BY-SA La Sarthe à St-Céneri - ©Ikmo-ned / CC-BY-SA
Chapelle du Petit-Saint-Céneri Chapelle Miracle Animaux Légende

Dans mon p'tit vallon


On va d’abord faire connaissance avec l’homme à qui on a dédié cette toute petite chapelle... Céneri ! Un saint d’origine italienne qui débarque tout d’abord en Mayenne avec son frère Cénéré, au beau milieu du VIIe s. Pour faire quoi ? Cueillir des fraises ? Eh non, ce n’est pas non plus pour le charme pittoresque des petits bocages... Céneri a de grands projets, comme évangéliser le peuple païen du coin, par exemple.

Mais l’évangélisation, ça fatigue un brin. Alors, Cénéri part seul sur les bords de la Sarthe, s’installer dans un vallon paisible. Avant d’arriver à son vallon, il avait fallu traverser la Sarthe, vilaine rivière impétueuse : mais pas de pont, pas un gué, rien ! La légende dit qu’il fait le signe de croix sur l’eau et que ladite flotte se divise et lui laisse un passage au sec...

Abeilles et chevaux affolés


Sur quoi arrivé sur place, il fonde un monastère et une église. Céneri meurt solitaire dans une grotte, vers 667 : des pèlerinages se font en masse sur son tombeau... et des miracles à la pelle.

Tenez, le premier : alors que les troupes de Charles Martel déferlaient dans le Maine et que les soldats pillaient tout sur leur passage (la chapelle y compris), un essaim d’abeilles fond soudain sur les troupes : pour avoir osé toucher à la petite église, na ! Aveuglés de tous côtés, piqués, harcelés par la mini armée rayée, les mercenaires fuient sans demander leur reste. Ouch ! Mais où se réfugier ? Dans l’eau de la Sarthe. Pas bête... mais plusieurs y meurent noyés.

Une autre fois, deux hommes laissent leurs chevaux brouter juste devant la chapelle. En punition, les bêtes deviennent comme folles, cassent leurs rênes et se précipitent dans la rivière depuis le sommet du rocher... mais super saint Céneri veille au grain : il les mène sains et saufs de l’autre côté de la rive !


Et encore !