Quand Villerouge-Termenès brulaît vif Guilhem Bélibaste, le tout dernier cathare de l'Histoire

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Le château - ©Michel wal / C-BY-SA Le château - ©Michel wal / C-BY-SA
Château de Villerouge-Termenès Château Château cathare Exécution Destin tragique

Termenes, château cathare. Et qui dit cathare dit lutte acharnée. Massacre. Poussière et sang. Oui : le château reste le témoin silencieux d’un épisode sanglant. Celui du dernier cathare de l’histoire de France, brûlé vif au pied de la muraille en 1321. Soit 77 ans après le bûcher de Montségur, qui sacrifiait 200 cathares et mettait (normalement) fin à l’hérésie... Son nom ? Guilhem Bélibaste. Mince, Guilhem... comment on en était arrivé là ?

Tout commence lorsque Guilhem tue accidentellement un berger de Villerouge-Termènes, pendant une bagarre. Désespéré de trouver le pardon, il devient un « parfait ». Un cathare ! Et, hop, le voilà qui part en Espagne. Les cathares, on croyait en avoir fini : on les avait tous brûlé à Montségur, non ? Non, désolée : preuve en est de ce Bélibaste que les autorités religieuses décident de poursuivre ! Pour ça, ils envoient un gars à sa recherche, Arnaud Sicre. Le fils d’une cathare brûlée à Montségur, dont tous les biens avaient été saisis. Arnaud a accepté la mission... des fois qu’on lui rendrait sa fortune ?

Il trouve Guilhem en Espagne, sympathise, et annonce la couleur : sa tante en Andorre veut le revoir, prétend Arnaud. Il faut qu’il rentre. Sur quoi, il l’amène dans la gueule du loup, près de Foix : on l’arrête. Mais Guilhem refuse de renier sa foi cathare, non mais ! Jamais... plutôt mourir ! Et il mourra, devant les murs du château de Villerouge, dans la cour... Brûlé vif un jour d’août 1321, un jour torride comme on en connaît tant, ici, l’été. Jour insouciant pourtant, au ciel si pur... mais ne résonne dans l’air que les hurlements atroces d’un homme qui grille vivant sur un bûcher. Une plaque à l’intérieur du château rappelle les faits.


Et encore !